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Un survivant de l’avenue Danforth déplore le délai pour obtenir de l’aide

Un policier se tient sur l'avenue Danforth, qui a été le théâtre d'une fusillade, à Toronto.
La fusillade du 22 juillet sur l'avenue Danforth a fait deux morts. Photo: La Presse canadienne / Frank Gunn

L'un des survivants de la fusillade sur l'avenue Danforth à Toronto déplore le délai auquel il a dû faire face avant de voir un psychothérapeute. Près de deux mois après la tragédie, Ali Demircan souhaite simplement « ne plus avoir peur ».

Pendant un mois, Ali Demircan n’a eu accès à aucune ressource. Il avance que le programme pour venir en aide aux victimes d’acte criminel et des tragédies de la Ville de Toronto ne l’a pas épaulé immédiatement après la fusillade qui a fait deux morts le 22 juillet dernier.

Nous aurions dû avoir du soutien immédiatement après la tragédie, déplore-t-il.

Deux mois après la fusillade, M. Demircan affirme avoir encore des crises d'angoisse.

C’est difficile parce qu’on ne pense pas que ça puisse nous arriver, explique-t-il. J’ai constamment des cauchemars et j’ai peur d’aller à l’extérieur.

Je ne veux plus avoir peur.

Ali Demircan

Parfois, tout ce qu’il lui faut pour se trouver dans un état de peur est le bruit d’une sirène d’un véhicule d’urgence.

Je sens que je peux plus marcher quand j’entends une sirène. Je sens la panique montée en moi et tout ce que je pense est qu’une tragédie va se produire à nouveau, lance-t-il.

M. Demircran était assis sur un banc de parc le soir du 22 juillet lorsque le présumé tireur a ouvert le feu. Il a été atteint par une balle.

Un homme avec des lunettes et une casquette.Ali Demircan a été blessé le soir du 22 juillet. Photo : Radio-Canada

J’ai senti un projectile me toucher dans le haut du corps, puis je suis tombé au sol, incapable de bouger, explique celui qui est père d’une fillette de 9 ans.

Deux personnes sont décédées lors de la fusillade de l’avenue Danforth à la fin du mois de juillet: Resse Fallon, âgée de 18 ans, et Julianna Kozis, âgée de 10 ans.

Je ne vais jamais oublier, martèle Ali Demircan.

Une augmentation des demandes

Victim Services Toronto, l’organisme en charge de venir en aide aux victimes d’événement comme celui du 22 juillet, indique avoir vu les demandes pour ses services triplés au cours des derniers mois.

Ça m’inquiète que ça ait dû prendre autant de temps, affirme Bobbie McMurrich, directrice de l'organisme.

Une femmeBobbie McMurrich, directrice de Victime Services Toronto Photo : Radio-Canada

Mme McMurrich note néanmoins que même si la hausse des demandes au cours des derniers mois eststupéfiante, plus d’effectifs ont été mis de l’avant pour répondre à la demande.

Elle estime que son organisation a vu le nombre de requêtes d’aide tripler depuis l’attaque au camion-bélier en avril dernier.

Nous sommes bombardés de demande, mais nous sommes toujours là pour aider les gens et la communauté, assure-t-elle.

Avec des informations de CBC

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