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Les risques des poulaillers urbains

Des poules urbaines dans leur enclos

Le conseil municipal du Grand Sudbury discutera mardi de la possibilité d'autoriser les poules en zone urbaine.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un rapport de la municipalité du Grand Sudbury, qui sera présenté au conseil le 25 septembre, avertit des risques sociaux et environnementaux des poulaillers urbains.

Un texte de Didier Pilon

Le rapport note entre autres les impacts sur la santé publique, l’eau potable, le compostage ainsi que sur les rongeurs et prédateurs environnants.

Le document répond à une pétition de 500 signatures qui demande à la municipalité d'autoriser les poulaillers dans les zones résidentielles. À l’heure actuelle, l’élevage de poules n’est légal que sur des territoires agricoles ou ruraux d’un hectare ou plus.

L’élevage de poules urbain peut offrir des avantages à certaines familles, admet Ashley DeRocchis, inspectrice du Service de santé publique de Sudbury. Les aliments cultivés et élevés localement aident à soutenir un système d’alimentation durable.

Une femme devant des arbres.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ashley DeRocchis, inspectrice du Service de santé publique de Sudbury

Photo : Radio-Canada / Jean-Loup Doudard

Cependant, les risques de contamination bactérienne l’inquiètent.

Les poules posent aussi un risque de transmission de maladies infectieuses, ajoute Mme DeRocchis.

La poule peut être porteuse de bactéries comme la salmonelle et la campylobacter. […] En manipulant la poule et leurs œufs, ou en nettoyant leur environnement et leurs déchets, il est possible de se contaminer avec les bactéries.

Ashley DeRocchis, inspectrice du Service de santé publique de Sudbury

Permettre le bétail sur des zones additionnelles pourrait avoir un impact sur l’eau potable, souligne aussi le rapport.

Tessa Hall, une militante en faveur des poulaillers urbains, se dit déçue de ses conclusions.

Globalement, il me semble que le rapport a mal compris notre demande, ajoute-t-elle. L’auteur semble discuter de l’élevage de bétail à grande échelle, mais ça ne s’applique pas à notre demande d’avoir jusqu’à six poules comme animaux domestiques.

100 000 $ pour 250 poulaillers

Selon le rapport, autoriser les petits poulaillers en zone résidentielle entraînerait une augmentation de 100 000 $ au budget de fonctionnement départemental annuel.

Le coût serait réparti entre un nouvel employé à temps plein pour octroyer les permis et faire respecter les règlements municipaux, et des investissements au service de la faune pour adapter les refuges aux besoins des poules.

Mme Hall n’est pas convaincue.

Je pense que ce montant est extrêmement gonflé, rétorque-t-elle.

Elle maintient qu’il ne sera pas nécessaire d’engager des employés supplémentaires.

En ce qui concerne les lapins, les oiseaux domestiques, et tous les autres animaux, on s’attend à ce que les gens aient des enclos sécuritaires, mais il ne devrait pas y avoir d’inspection à moins qu’il y ait des problèmes. C’est la même chose avec les chiens et les chats.

Tessa Hall, militante

Selon mon expérience dans d’autres villes, plus les règlements municipaux sont simples, plus ils réussissent, conclut Tessa Hall.

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