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Les libéraux s'attaquent aux pailles de plastique dans un train de promesses environnementales

Philippe Couillard et Isabelle Melançon se tiennent derrière un lutrin installé dans une serre.
Le chef libéral était accompagné de sa ministre sortante de l'Environnement et candidate dans Verdun, Isabelle Melançon, afin de dévoiler un train de promesses environnementales. Photo: Radio-Canada / Bruno Boutin
Radio-Canada

Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Philippe Couillard, a présenté un train de promesses environnementales vendredi, tout en se défendant de reléguer ce thème au second plan, alors qu'il a attendu le 30e jour de la campagne électorale avant de véritablement l'aborder.

La formation politique a dévoilé vendredi, dans l'arrondissement montréalais de Verdun, une série d'engagements qui ratissent large et qui totalisent 45 millions de dollars sur cinq ans.

Le parti veut notamment interdire les pailles en plastique dans les bars et restaurants, une initiative que de plus en plus d'établissements, comme St-Hubert, A&W et Starbucks, prennent toutefois de leur propre gré.

Le PLQ souhaite également qu'un bac de recyclage se trouve à proximité de chaque poubelle publique dans la province, une mesure qui coûterait 15 millions de dollars. Il veut aussi investir 25 millions sur deux ans pour stimuler la modernisation des centres de tri afin qu'ils puissent accepter l'ensemble des types de plastiques.

Il faut savoir qu’au Québec, on récupère actuellement environ 34 % du plastique, mais on en recycle environ 18 %. Ce n’est pas suffisant. Il faut faire mieux.

Philippe Couillard, chef du Parti libéral

Isabelle Melançon, ministre sortante de l'Environnement et candidate locale, a précisé que la modernisation visait à ce que l'on évite d'enfouir du plastique numéro 6, comme celui des contenants pour portion individuelle de yogourt et les verres à café ou boissons chaudes.

Plus de redevances sur l'eau

Le Parti libéral compte exiger une redevance sur l'eau plus élevée pour les grands consommateurs, comme les compagnies d'embouteillage.

L'an dernier, Québec n'a récolté qu'environ 3,2 millions de dollars en redevances sur l'eau, alors que les redevances sont environ sept fois moins élevées qu'en Ontario.

Interrogé à ce sujet, M. Couillard a affirmé vouloir rattraper la moyenne, mais n'a toutefois pas voulu évoquer de montant, contrairement à Québec solidaire (QS) et au Parti québécois (PQ), qui ambitionnent respectivement de récupérer 430 millions et 160 millions de dollars.

Donnant l'exemple de la compagnie d'embouteillage Eska, qui est établie au Québec, le chef libéral a dit qu'il préférait opter pour une consultation publique.

« Si, par des politiques mal avisées, on fait en sorte que cette entreprise n'est plus compétitive, on ne rendra service ni à notre environnement ni aux Québécois, a-t-il dit. C'est pour cela que l'on doit faire cette consultation. »

Par ailleurs, la formation politique souhaite engager 30 inspecteurs supplémentaires afin qu'ils se penchent sur la question des sols contaminés. Cette annonce survient dans le contexte où la gestion des sols contaminés a suscité la controverse au cours des derniers mois.

En effet, cet été, le gouvernement du Québec a été fortement critiqué à la suite d'une série d'articles du quotidien La Presse ayant notamment révélé une baisse du nombre d'inspections au fil du temps et le fait qu'aucune accusation n'a été déposée à l'endroit d'individus ayant procédé à des déversements.

Finalement, un gouvernement libéral consacrerait 1 % de ses budgets d'infrastructures à des constructions vertes.

Puisque le PLQ propose de faire passer à 110 milliards de dollars le Plan québécois des infrastructures, une somme annuelle de 100 millions serait ainsi dirigée vers des projets à portée environnementale, comme des écoles vertes, de l'aménagement urbain pour réduire les îlots de chaleur et l'intégration du bois dans les constructions publiques.

Pas de Québec B, dit Couillard

Depuis le début de la campagne, certains ont déploré le peu d'attention accordé au thème de l'environnement. QS évoque fréquemment cette question, alors que le PQ a déjà dévoilé sa plateforme en la matière.

Pour M. Couillard, il n'y a aucun lien entre l'ordre dans lequel les engagements sont dévoilés et leur « importance relative ».

« Quand vous dites cela, vous mettez de côté tous les efforts en cours dans le plan de lutte aux changements climatiques, ce qui représente littéralement des milliards de dollars », a dit le chef libéral.

« Il n'y a pas nécessairement un rapport direct entre l'argent que l'on investit et l'impact d'une mesure », a-t-il toutefois spécifié, en réponse à une question entourant l'ampleur des investissements annoncés.

Le chef libéral a voulu mettre l'accent sur la nécessité de réduire la « dette environnementale des générations futures », une expression déjà évoquée par certains de ses adversaires depuis le début de la campagne. « Il n'y a pas de planète B, il n'y a pas de Québec B non plus. C'est notre responsabilité d'agir », a-t-il dit, assurant que le sujet lui tenait à coeur.

Avec les informations de La Presse canadienne

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