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François Legault veut donner « une leçon » au « donneur de leçons »

François Legault
François Legault a adouci le ton concernant l'immigration. Photo: Radio-Canada / Romain Schué
Radio-Canada

Au lendemain du dernier débat de la campagne électorale, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, est reparti à l'offensive en attaquant vivement le chef du Parti libéral, Philippe Couillard, son principal adversaire. Il a également ajusté une nouvelle fois son vocabulaire concernant l'immigration.

Un texte de Romain Schué

Devant les membres de son équipe, réunie dans le quartier général du parti dans le quartier de Griffintown à Montréal, François Legault a clamé vendredi vouloir donner « toute une leçon » au « donneur de leçons ».

Quelques instants plus tôt, il avait indiqué vouloir mener « une campagne positive » d’ici le scrutin, tout en promettant d’« essayer » de visiter les 125 circonscriptions au cours des dix prochains jours. « On ne dormira pas beaucoup », a-t-il ajouté.

Devant ses militants et candidats, François Legault a également reconnu avoir vécu « des moments plus difficiles » ces derniers jours, sans nommer spécifiquement les difficultés qu’il a connues pour expliquer le processus d’immigration. Il a dû se « battre » pour tenir, a-t-il confié.

La veille, durant le dernier débat des chefs, l'ancien homme d'affaires avait fait son mea culpa, en reconnaissant « des erreurs ». « Je ne suis pas parfait », avait-il lancé à Philippe Couillard.

Pense-t-il désormais avoir repris le contrôle? « Je sais que M. Lisée dit que les médias, les journalistes, sont trop faciles avec Mme Massé. Moi, je ne trouve pas qu’ils sont trop faciles avec moi », a-t-il répondu, avec le sourire, en évitant de répondre à la question.

Legault invite à voir le fédéral pour les expulsions

François Legault a réitéré ses excuses et a assuré « ne pas avoir été assez précis » avec ses propositions concernant la baisse des seuils d’immigration et les conséquences pour les immigrants qui manqueraient les tests de valeurs et de français que la CAQ compte mettre en place.

Il a reconnu que les expulsions relevaient du gouvernement fédéral, après avoir soutenu, au cours de cette campagne, vouloir « expulser des gens qui ne sont pas encore citoyens ».

« C’est le gouvernement fédéral qui devra décider » s’il expulse ou non un immigrant qui n’aura pas réussi ces examens, a soutenu François Legault, en précisant ne pas vouloir déchirer l’entente sur l’immigration entre Québec et le gouvernement fédéral, signée en 1991.

Si les gens ont des questions à poser sur ce que fera le fédéral, qu’ils posent des questions à Justin Trudeau.

François Legault, chef de la CAQ

Cette entente octroie un dernier droit de regard à Ottawa concernant les seuils d’immigration, mais laisse au gouvernement provincial la sélection des immigrants économiques. Un gouvernement caquiste demandera à rapatrier les compétences liées au regroupement familial, a-t-il spécifié, « mais on ne fera pas ça dans les premiers mois de notre mandat ».

Par ailleurs, ces tests seront mis en place « le plus rapidement possible », a lancé le chef de la CAQ, sans donner plus de détails.

Pas de mauvaise influence de ses conseillers, dit-il

Un gouvernement caquiste enverra-t-il une recommandation d’expulsion à Ottawa? « On va les informer s’ils ont échoué le test », a détaillé François Legault, tout en niant avoir adopté une stratégie populiste sur ce sujet.

Ce point de vue avait été soulevé par Manon Massé jeudi soir. La co-porte-parole de Québec solidaire soutenait que François Legault avait été mal influencé par certains de ses conseillers concernant l’immigration.

C’était « un running gag », a réagi l’intéressé. « Je pense que mes conseillers sont accueillants avec les immigrants », a-t-il affirmé.

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