•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des spécialistes recommandent aux commerçants de se prémunir contre la violence armée

Scène de crime dans une rue. Des bandes jaunes sont au premier plan. Derrière, il y a plusieurs véhicules de police.
Une fusillade s'est produite à l'intersection des avenues Ouellette et University à Windsor fin août. Photo: CBC/Flora Pan
Radio-Canada

Le Conseil canadien du commerce de détail constate qu'une majorité de magasins n'ont pas de stratégie pour faire face à la violence armée. Le Conseil vient de mettre fin à une conférence de deux jours à Mississauga sur la sécurité, la fraude électronique et l'usage du cannabis en milieu de travail.

Il est environ 15 h le 31 août lorsqu'un individu tire des coups de feu dans le centre commercial Yorkdale bondé. Dans la panique, l'établissement est évacué et deux personnes sont blessées alors que les suspects prennent la fuite à pied.

Certains employés de magasin prennent l'initiative de se cacher dans l'arrière-boutique, faute d'avoir un plan de sécurité en place.

Le spécialiste en matière de crime, Ross McLean, pense que la prévention doit toujours être de mise.

L'un des commis-vendeurs ne savait pas comment verrouiller la porte-tournante du magasin, dit-il par exemple.

Pour le Conseil canadien du commerce de détail, le constat est alarmant : il n'existe aucune formation qui réponde à l'incidence de la violence dans les centres commerciaux.

On s'est aperçu qu'il y avait un très grand nombre de marchands qui n'avait pas de programme ou d'approche pour faire face à ces incidences de violence pour s'assurer que non seulement nos employés, nos consommateurs puissent magasiner et se sentir en sécurité, dit la PDG de l'organisme, Diane Brisebois.

Faute de programme, le Conseil reconnaît que les employés de magasin agissent aujourd'hui - bien malgré eux - comme des intervenants de première ligne.

Il fait remarquer que de nombreuses personnes se réfugient dans des commerces lorsqu'elles sont témoins d'une fusillade comme en juillet dans le quartier grec de Toronto.

Ross McLean pense que les propriétaires de magasin ne sont préparés qu'à faire face à des vols à main armée.

Mais dans les cas de fusillade ou d'acte terroriste, les gens sont paralysés par la peur.

Ross McLean, spécialiste en criminalité

Il pense que les chaînes de magasins et les détaillants indépendants devraient investir dans des formations sur les techniques de désescalade de la violence comme on en voit au sein des corps de police.

Avec des informations de Jean-Philippe Nadeau

Toronto

Justice et faits divers