•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La disparition des lucioles : le regard différent de Sébastien Pilote sur l’adolescence

Pierre-Luc Brillant et Karelle Tremblay dans une image tirée du film <i>La disparition des lucioles<i>, de Sébastien Pilote.
Pierre-Luc Brillant et Karelle Tremblay dans La disparition des lucioles, de Sébastien Pilote Photo: Les films Séville

Sorti vendredi, le film La disparition des lucioles permet à Sébastien Pilote d'aborder pour la première fois le récit d'initiation, avec une adolescente qui se trouve à un tournant de sa vie. Toutefois, le réalisateur s'écarte des codes habituels du genre, analyse la critique de cinéma Helen Faradji.

Cette fois, le personnage qui occupe Sébastien Pilote n’est pas quelqu’un dans la dernière partie de sa vie, comme dans Le vendeur et Le démantèlement. Après Gilbert Sicotte et Gabriel Arcand, le cinéaste filme la jeune Karelle Tremblay, interprète d’une adolescente de Saguenay sur le point de finir son secondaire et en qu’être d’un travail pour l’été.

Entêtée, pas forcément sympathique, Léonie n’aime personne et se compare elle-même à la Reine de coeur dans Alice au pays des merveilles. Un homme va finalement la faire évoluer : Steve (Pierre-Luc Brillant), un guitariste trentenaire tout aussi perdu. Pas de romance ici, seulement une « relation étrange, jolie et simple », a expliqué Helen Faradji, vendredi, à Médium large.

Moins écrit, plus pop et plus accessible que les deux précédents longs métrages de Sébastien Pilote, La disparition des lucioles n’est pas pour autant un film ordinaire sur l’adolescence.

[Il n’y a] pas de révélation finale, pas d’apprentissage, pas de leçon. [On est plus] du côté de la tranche de vie impressionniste.

Helen Faradji

Le film est également l’occasion pour le réalisateur de jouer avec des thèmes récurrents – à commencer par la vie en région – et de mettre de l’avant ses qualités habituelles. Helen Faradji loue notamment la direction d’acteurs, qui permet à Karelle Tremblay d’exceller.

La critique a apprécié également le travail des collaborateurs de Sébastien Pilote. Les tonalités d’été, rouges et éclatantes de luminosité, choisies par le directeur photo Michel La Veaux fonctionnent très bien. De son côté, la musique de Philippe Brault évoque les grands mélos hollywoodiens par sa féérie et la puissance de l’orchestration.

Long métrage plutôt plaisant, selon Helen Faradji, La disparition des lucioles a conquis le public du récent Festival du film international de Toronto. Il y a été sacré meilleur film canadien.

Cinéma

Arts