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Pas facile d’être maire d’une petite ville dans le Grand Vancouver

Le maire sortant de Lions Bay, Karl Buhr, à l'extérieur.
Le maire sortant de Lions Bay, Karl Buhr, dit que les grandes villes croient à tort que les maires des petites municipalités sont comme des paysans. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Des maires de petites municipalités en Colombie-Britannique racontent qu'ils font face aux mêmes problèmes que les dirigeants de grandes villes, sans avoir accès au même salaire ni à la même reconnaissance.

Le maire sortant de Lions Bay, Karl Buhr, se désole des préjugés qu’ont les grandes villes envers leurs petites cousines.

« La plupart des maires croient que, parce nous sommes de petites municipalités, la seule raison que nous avons de nous présenter, c'est d'être des bénévoles bien intentionnés », constate-t-il.

Le Grand Vancouver compte quatre de ces petites municipalités. Lions Bay, Anmore, Belcarra et Bowen Island ont chacune moins de 4000 habitants, comparativement aux 630 000 que compte Vancouver. Leur budget est aussi très différent, soit moins de 10 millions de dollars, alors que celui de Vancouver dépasse 1,4 milliard de dollars.

Mais, comme les 17 autres municipalités de la région, elles devront composer avec le départ de leur maire. Des quatre petites municipalités du Grand Vancouver, seul le maire d’Anmore, John McEwen, se représente.

Petits salaires, gros potins

À Anmore, quatre personnes ont été élues sans opposition aux quatre postes de conseiller municipal. John McEwen affirme qu’il est difficile d’attirer de nouveaux candidats, en raison des faibles salaires.

Les maires de ces quatre municipalités gagnent entre 13 000 $ et 25 000 $, alors qu’un conseiller a un salaire de 6000 $ à 13 000 $. « Il faut vraiment aimer sa communauté pour se présenter », estime M. McEwen.

Et puis, le fait de connaître personnellement la majorité des résidents de son village peut causer des frictions.

Dans des petites communautés où tout le monde se connaît, on va inévitablement décevoir quelqu’un.

John McEwen, maire sortant d’Anmore
Le maire sortant de Belcarra, Ralph Drew, à l'extérieur, devant l'hôtel de villeLe maire sortant de Belcarra, Ralph Drew, note que dans une petite ville, il faut s'assurer de bien faire circuler l'information, sinon on risque de lancer des rumeurs. Photo : Radio-Canada

Le maire sortant de Belcarra, Ralph Drew, qui quitte la politique après 35 ans, dit qu’il a passé beaucoup de temps à éviter le bavardage et à démentir les fausses informations.

« Les gens réagissent aux rumeurs et de là, les choses peuvent dégénérer en un clin d’oeil si on ne rectifie par le tir rapidement », explique-t-il. Selon lui, il faut établir sa crédibilité avant de pouvoir gouverner.

Karl Buhr est d’accord. Il ajoute que, parfois, les gens oublient la politesse lorsqu’ils discutent avec des gens qu’ils connaissent.

« J’ai appris deux choses avec cet emploi. La première : on découvre rapidement qui sont ses vrais amis. La seconde : il faut faire attention à ce qu'on souhaite », s’exclame-t-il en riant.

D’après les informations de Justin McElroy, de CBC News

Colombie-Britannique et Yukon

Politique municipale