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Voter ou partir à la chasse, un dilemme pour certains électeurs

Un des deux électeurs porte déjà une veste orange pour être bien visible en forêt.
Des électeurs veulent exercer leur droit de vote par anticipation. Photo: Radio-Canada / Benoit Jobin

La date de l'élection provinciale et les modalités du vote par anticipation suscitent de la grogne chez de nombreux chasseurs québécois.

La chasse à l'orignal commence samedi sur une partie de la Côte-Nord et dans d'autres régions comme au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Vendredi matin, à Baie-Comeau, de nombreux chasseurs ont fait la queue pour voter par anticipation juste avant de partir en forêt. Ils espèrent pouvoir voter plus tôt lors de la prochaine élection générale.

Une quarantaine de personnes attendent en file.La file était longue ce matin au bureau du Directeur des élections pour aller voter par anticipation. Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

On va faire un petit effort pour exercer notre droit de vote, mais la chasse va passer avant. Ça, c'est sûr.

Mario Ouellet

Avant même l'ouverture du bureau de vote à Baie-Comeau, la file était longue. Certains électeurs portaient déjà leur dossard de chasse ou leur habit de camouflage.

Le camion, tout le "stock" est dedans, mais regarde... comment ils attendent.

Jacques Asselin
Jacques Asselin accorde une entrevue à Radio-Canada.Jacques Asselin. Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

La chasse ouvre seulement samedi dans la zone 18, mais la majorité des adeptes partent la veille, au minimum, pour se rendre à leur camp et préparer leur matériel. Certains chasseurs ont retardé leur départ cette année.

On devait rentrer hier soir, puis on a retardé pour exercer notre droit de vote.

Mario Ouellet
Un chasseur ajuste la sangle qui tiendra son quatre-roues sur la remorque durant le trajet vers le site de chasse.Un chasseur prépare son équipement. Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin


Oui, d'habitude on part le vendredi matin, indique André Boulianne, président Association des chasseurs pêcheurs de Manic-Outardes. On a hâte d'arriver, de s'installer et tout ça. Ça fait que nous autres, ce qu'on a fait, on est allés hier. Aujourd'hui, on a moins de choses à faire.

D'autres voulaient bien voter, mais ils ont rebroussé chemin quand ils ont vu que l'attente était longue au bureau de la directrice de scrutin.

C'est le cas de Norman Bernier, qui doit faire quatre heures de route et une heure de bateau pour se rendre à son camp de chasse.

Norman Bernier accorde une entrevue à Radio-Canada.Norman Bernier. Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin


Il y a une erreur en dedans c'est certain, s'insurge Jacques Asselin. Il y a juste deux bureaux de vote et il devrait y en avoir cinq ou six. Puis, il y a la moitié du monde qui revire de bord en plus.

Avec des élections à date fixe, les chasseurs savent qu'ils pourraient se retrouver dans la même situation dans quatre ans. Et pas question pour eux de rentrer plus tôt pour voter le 1er octobre.

Nous autres, les retraités, on monte et on dit : bon bien, elle dure 14 jours la chasse, on va faire 14 jours.

André Boulianne, président de l'Association des chasseurs pêcheurs de Manic-Outardes
André Boulianne accorde une entrevue à Radio-Canada.André Boulianne, président de l’Association des chasseurs et pêcheurs de Manic-Outardes. Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Il va falloir qu'ils changent leurs dates parce qu'on a le droit de vote comme les autres, mais faites d'autres dates d'anticipation.

Normand Bernier

En 2017, 174 649 permis de chasse à l'orignal ont été vendus à des résidents du Québec.

Même si la chasse commence plus tôt ou plus tard dans certaines régions, il y a un important bassin d'électeurs qui pourraient choisir de ne pas voter si le scrutin nuit à leur loisir.

D’après le reportage de Marlène Joseph-Blais

Côte-Nord

Politique provinciale