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Des chefs hyper présents dans la grande région de Québec

Un montage de photos des chefs de parti Philippe Couillard, Jean-François Lisée, Manon Massé et François Legault

Les chefs de parti Philippe Couillard, Jean-François Lisée, Manon Massé et François Legault

Photo : CBC

Radio-Canada

Bains de foule, annonces régionales et nationales, rassemblements militants, les chefs des quatre principaux partis à l'Assemblée nationale ont participé à plusieurs dizaines d'événements dans la grande région de Québec depuis le lancement de la campagne.

Un texte de Jonathan Lavoie

En 30 jours, ce sont les chefs libéral et caquiste qui ont été les plus présents dans la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches. Philippe Couillard et François Legault ont passé neuf journées, complètes ou partielles, dans ces régions.

Ils ont respectivement tenu des événements dans 10 et 11 circonscriptions différentes sur un total de 18.



Moins présents, les chefs du Parti Québécois et de Québec solidaire ont visité la grande région de Québec, respectivement à 5 et 4 reprises.

« Si on regarde l’analyse de la présence des chefs, clairement la Coalition avenir Québec et le Parti libéral ont ciblé la région de Québec dans leurs déplacements, mais aussi dans leur stratégie de campagne », commente Éric Montigny, professeur au Département de sciences politiques de l’Université Laval.

La lutte s’annonce effectivement serrée entre le PLQ et la CAQ dans plusieurs circonscriptions. La présence des chefs a été particulièrement marquée dans Taschereau, où la course se fait à quatre et tous les candidats peuvent espérer l’emporter le soir du 1er octobre.



Notons aussi que le chef François Legault s’est rendu à quatre reprises dans Jean-Talon, où Joëlle Boutin tente de déloger le ministre sortant Sébastien Proulx.

Philippe Couillard, quant à lui, a tenu trois événements dans Vanier-les-Rivières, là où le député libéral sortant Patrick Huot tente d’obtenir un deuxième mandat.

Éric Montigny précise que les déplacements des caravanes de chefs sont planifiés au quart de tour. Rien n’est laissé au hasard et chaque parti espère faire la différence en envoyant son chef dans une circonscription plutôt qu’une autre.

Les partis sont convaincus que ça peut faire une différence, c’est pour ça qu’ils le font.

Éric Montigny, professeur au Département de sciences politiques de l’Université Laval

L’importance du candidat local

Selon Éric Montigny, les candidats locaux ont besoin du coup de pouce des chefs. Les caravanes électorales, toujours accompagnées des médias nationaux, permettent selon lui de « mettre en lumière » ces candidats dans une campagne où toute l’attention est sur les chefs.

L’effet sur les résultats est toutefois difficile à calculer précisément.

« Les études sur l’électorat canadien disent que le candidat local, c’est à peu près 4 % ou 5 % du vote. C’est sûr qu’il y a des exceptions, mais les gens votent d’abord et avant tout pour le parti et pour le chef », relève le politologue.

Éric Montigny est convaincu que nous reverrons les chefs de parti dans la grande région de Québec d’ici la fin de la campagne.

« La dernière semaine va probablement marquer une intensification du rythme des déplacements des partis. Des visites éclair dans plusieurs régions […] pour avoir le plus d’impact dans les endroits où il y a de chaudes luttes et ce jusqu’à la fin », conclut-il.

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