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Couche-Tard se montre prudent quant à la vente de cannabis

Un dépanneur Couche-tard à Montréal.
La direction des dépanneurs Couche-tard préfère se montrer prudente quant à la vente de cannabis dans ses succursales. Photo: The Canadian Press / Graham Hughes
La Presse canadienne

Les réticences des employés de l'entreprise et l'incertitude générale au sujet du marché nord-américain du cannabis empêchent Couche-Tard de se lancer dans ce secteur florissant, selon son président.

« Il y a des opinions très divergentes. Si vous parlez à notre personnel, c'est comme 50-50 », a expliqué Alain Bouchard, le cofondateur du géant des dépanneurs basé au Québec.

Cela pourrait être un bon produit si c'est légal. Mais certaines personnes ont peur des acheteurs de cannabis, comment ils vont agir dans le magasin, comment ils peuvent contrôler la sécurité. Elles ne veulent pas en vendre. Donc, nous serons prudents.

Alain Bouchard cofondateur de Couche-Tard

L'utilisation et la vente de marijuana à des fins récréatives deviendront légales partout au Canada le 17 octobre.

La plupart des provinces autoriseront une certaine forme de commerce de détail privé, tandis que le Québec et de nombreuses provinces de l'Atlantique ont opté pour le contrôle gouvernemental des ventes aux consommateurs.

Couche-Tard, qui est également propriétaire de la bannière Circle K, vend déjà des billets de loterie, de la bière, du vin et des produits du tabac dans bon nombre de ses quelque 10 000 magasins nord-américains, a rappelé le directeur général de Couche-Tard, Brian Hannasch.

« Nous sommes une entreprise de 60 milliards de dollars. Si nous choisissons de nous détourner de nos activités de base, nous devons croire que cela mènera à une croissance importante, a expliqué M. Hannasch à La Presse canadienne. C'est purement exploratoire à ce stade-ci. »

L'an dernier, les cadres supérieurs de Couche-Tard semblaient plus intéressés par la vente de cannabis dans leurs magasins canadiens.

En novembre, M. Hannasch a déclaré lors d'une conférence téléphonique que l'entreprise serait heureuse de pouvoir travailler avec l'une des provinces de l'Ouest canadien pour démontrer qu'elle serait une bonne partenaire dans la vente de marijuana.

Il a ajouté que le détaillant était ouvert à d'autres formats pour répondre aux préoccupations des régulateurs.

L'entreprise avait déjà embauché un lobbyiste pour veiller à ce qu'elle soit impliquée dans le système de distribution du cannabis au Québec, mais M. Bouchard s'est plaint du fait que le gouvernement provincial avait laissé sa compagnie de côté.

Il s'est souvent opposé aux incursions du gouvernement dans le secteur du commerce de détail et a critiqué la Société des alcools du Québec pour son monopole par le passé.

Économie