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Le PQ veut dire adieu à la paperasse

Jean-François Lisée parle au micro entouré de Jean-Martin Aussant et de Catherine Fournier.
Jean-François Lisée veut faire entrer l’appareil gouvernemental dans le 21e siècle en mettant fin aux télécopies, aux dédoublements et à la paperasse. Photo: Radio-Canada / Sébastien Gauvin Blanchet

Le Parti québécois (PQ) souhaite lancer la « Grande Simplification » s'il prend le pouvoir, afin d'alléger les relations entre les citoyens, les entreprises et les organismes qui font affaire avec l'État.

Un texte de Yannick Donahue

La formation politique dit vouloir faire entrer l’appareil gouvernemental dans le 21e siècle en mettant fin aux télécopies, aux dédoublements et à la paperasse, sans oublier de diminuer les délais indus.

Pour illustrer les problèmes et les embûches à surmonter pour le citoyen qui cherche à obtenir des services administratifs, Jean-François Lisée a évoqué le rôle joué par l’acteur Marc Labrèche dans un film de Denys Arcand, où il interprétait un fonctionnaire du Protecteur du citoyen qui avait pour tâche de répondre aux besoins des gens, qui formaient une file d’attente interminable au Stade olympique.

Il y a quelque chose dans ce film-là qui est très vrai. Ça devient de plus en plus compliqué d’interagir avec l’État. Cela impose un fardeau important sur les citoyens.

Jean-François Lisée

Le leader péquiste s’est dit en faveur de plus de souplesse et d’innovation. Il veut notamment faire passer les communications par courriel et par textos.

« On n’est pas pour un État qui est au régime, qui n’est pas dans l’austérité, mais un État qui est au gym, qui est flexible et un État qui va s’adapter aux besoins des gens », a-t-il dit.

Des escouades à la rescousse

Le PQ veut renverser le fardeau sur les épaules de l’État et non sur celles des citoyens. M. Lisée compte aussi réduire le fardeau réglementaire et le fardeau administratif des entreprises, qui paient globalement, selon lui, 8 milliards de dollars par année au Québec « pour gérer les formulaires administratifs ».

Pour y parvenir, M. Lisée entend former des « escouades de la simplification » qui se déplaceront sur le terrain afin d'identifier les irritants des citoyens, des entrepreneurs et des agriculteurs lorsqu'ils font affaire avec l'État.

Ces escouades seraient des équipes mixtes formées de personnes du secteur concerné et de spécialistes de l’appareil gouvernemental.

S’il est question d’agriculture, elles devront réfléchir comme un agriculteur. S’il est question des enfants handicapés, elles devront se mettre à la place de leurs parents.

La population et la protectrice du citoyen pourront s'adresser directement à ces escouades pour proposer des allégements.

« Nous appliquerons aussi la règle du "une fois suffit". C’est-à-dire que ce sera dorénavant la responsabilité de l’État d’aller chercher l’information qu’un citoyen ou qu’une PME a déjà fournie », a affirmé Catherine Fournier, candidate dans la circonscription de Marie-Victorin.

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