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Congédiement de Chantale Cyr : jour deux des audiences

Chantale Cyr et une autre femme assises à une table
Chantale Cyr (à gauche) dans la salle d'audience Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La Commission scolaire des Rives-du-Saguenay aurait profité de la faiblesse psychique et physique de son ex-directrice générale Chantale Cyr, qui a tenté de se suicider, pour la mettre à la porte. Le seul remède possible, selon son avocat, Éric Lebel, serait d'annuler ce congédiement. C'est ce qu'il a plaidé à nouveau devant le tribunal jeudi.

Un texte de Priscilla Plamondon Lalancette

Au jour deux des audiences portant sur la plainte pour congédiement illégal de Chantale Cyr, l'avocat de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay a plaidé que l'organisme n'avait enfreint aucune règle en renvoyant sa directrice générale.

Jean-Claude Girard allègue qu'elle a eu plusieurs occasions de donner sa version des faits, mais qu'elle a prétexté sa maladie pour se défiler, alors que rien ne prouve, dit-il, qu'elle était totalement invalide.

La Commission scolaire l'a donc mise à la porte au mois de mars.

L'avocat de Chantale Cyr, Éric Lebel, a répliqué en démontrant que sa cliente était dans un état lamentable et qu'elle était incapable de faire face aux commissaires.

D'ailleurs, Chantale Cyr a été admise en urgence psychiatrique en janvier dernier après une tentative de suicide. Le psychiatre a diagnostiqué une dépression majeure et lui a prescrit des antidépresseurs, des anxiolytiques et des somnifères.

Bref, il était impossible à Chantale Cyr de se défendre dans un tel état de détresse, selon son avocat. Me Lebel a dit que la Commission scolaire connaissait cette condition médicale et qu’elle a tenté d'en abuser. Éric Lebel a rappelé que la CNESST avait reconnu que Chantale Cyr était victime de harcèlement au travail et que le directeur général précédent de la Commission scolaire a mis fin à ses jours après avoir subi du harcèlement.

C'est une situation qui est extrêmement éprouvante, difficile, lourde en termes de conséquences. Moi, je ne conçois pas qu'on puisse dire de quelqu'un que c'est un prétexte. On a dit de ma cliente que c'était un prétexte, qu'elle ne voulait pas se présenter, ce qui est totalement faux. On estime qu'on a voulu profiter de la faiblesse psychique et physique de notre cliente et, ça, c'est inacceptable, soutient Éric Lebel.

Le président du comité d'appel a pris la demande d'annulation du congédiement en délibéré. Denis Tremblay a 40 jours pour rendre sa décision.

La Commission scolaire a par ailleurs fait savoir qu'elle réclame 30 000 $ à Chantale Cyr pour des vacances et des sommes payées en trop. Un grief que Me Lebel associe aussi à du harcèlement.

Cette cause sera entendue le 2 octobre.

Saguenay–Lac-St-Jean

Justice et faits divers