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Immigration: passer par les États-Unis pour fournir ses données biométriques

Une dame aux cheveux bruns mi-longs, emmitouflée dans un manteau, parle à la caméra.
Brigitte Léger, conseillère en immigration au Centre de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba (CDEM). Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Depuis le 31 juillet, les personnes qui souhaitent demander un visa de visiteur, un permis de travail ou d'études, la résidence permanente ou encore l'asile ou le statut de réfugié au Canada doivent fournir des données biométriques, à savoir des empreintes digitales et une photo d'identité.

Le gouvernement fédéral justifie la collecte de ces données par des raisons de sécurité et d'identité. « Les données biométriques sont reconnues comme l'un des moyens les plus fiables d'identifier une personne », affirme Shannon Ker, porte-parole pour Immigration et citoyenneté.

Depuis le 31 juillet, seuls les demandeurs originaires d'Europe, d'Afrique et du Moyen-Orient sont concernés. À partir du 31 décembre, l’exigence touchera aussi les demandeurs provenant d'Asie, de l'Asie Pacifique et des Amériques.

Sont dispensés de fournir leurs données biométriques :

  • les citoyens canadiens, les candidats à la citoyenneté (incluant les candidats au passeport) et les résidents permanents actuels;
  • les ressortissants étrangers exemptés de l’obligation de visa qui viennent au Canada à titre de touristes et qui ont une autorisation de voyage électronique (AVE) valide;
  • les enfants de moins de 14 ans;
  • les demandeurs de plus de 79 ans (il n’y a pas de limite d’âge maximal pour les demandeurs d’asile);
  • les personnes détentrices d’un visa des États-Unis en transit au Canada;
  • les demandeurs d’asile ou les personnes protégées qui ont déjà fourni des données biométriques et qui présentent une demande de permis de travail ou d’études;
  • les demandeurs de résidence temporaire qui ont déjà fourni leurs renseignements biométriques à l’appui d’une demande de résidence permanente en instance.

Pas de centre au Canada

La complication, c’est qu’il n’existe pas d'endroit au Canada pour effectuer ces démarches.

« Tous [les] candidats dont une demande doit être faite en ligne [...] vont devoir quitter le Canada... et le centre le plus proche, c’est à Fargo au Dakota du Nord, [où ils devront] aller prendre leurs données biométriques pour ensuite les soumettre au gouvernement du Canada », explique la conseillère en immigration au Centre de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba (CDEM), Brigitte Léger.

Je me fais dire que c’est temporaire, mais [pour] les quelques candidats que ça va affecter, c’est dommage.

Brigitte Léger, conseillère en immigration au Centre de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba (CDEM)

« On est toujours en pourparlers avec le Canada pour connaître les détails et ce qu’il va se passer avec les candidats qui sont ici et qui vont devoir aller à Fargo ou à Duluth, le deuxième bureau le plus proche, mais qui est quand même loin », regrette Brigitte Léger.

Voici la liste des bureaux (Nouvelle fenêtre) où il est possible de faire prendre les données biométriques requises.

Elle souligne qu’il n’est possible d’obtenir des données biométriques qu’à partir du moment où le demandeur a reçu une lettre officielle du gouvernement canadien à ce propos.

Brigitte Léger affirme que le Canada travaille à la mise en place de centres qui devraient être opérationnels dans le courant de l’année 2019. Les personnes ayant soumis une demande avant le 31 juillet pourront attendre jusque-là pour faire prendre leurs données biométriques.

Cette nouvelle exigence risque toutefois, selon Mme Léger, d’allonger les délais de traitement puisqu’il y a maintenant de nouveaux documents à soumettre.

Avec les informations de Thibault Jourdan

Manitoba

Droits et libertés