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G7 : le DPCP se défend d'avoir prolongé indûment la détention de manifestants

Manifestation anti-G7 dans les rues de Québec le 7 juin 2018.
Manifestation anti-G7 dans les rues de Québec le 7 juin 2018. Photo: Radio-Canada / Maxime Corneau
La Presse canadienne

Le directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) se montre perplexe face aux reproches que lui ont fait Amnistie internationale et la Ligue des droits et libertés en lien avec les manifestations de Québec durant le Sommet du G7 en juin dernier.

Les deux organismes de défense des droits civils ont pris à partie le DPCP dans leur rapport d'observation, rendu public mercredi.

Ils ont notamment remis en question « la légitimité des motifs invoqués » par le ministère public pour s'opposer à la remise en liberté des détenus, estimant que ceci a eu pour effet de « prolonger indûment la période de détention pendant plus de 60 h et de porter atteinte au droit d'être protégé contre les détentions arbitraires ».

Or, même si les manifestations ont entraîné une dizaine d'arrestations à Québec, le directeur des poursuites criminelles et pénales souligne dans un communiqué qu'il n'est intervenu que dans deux cas à la demande des autorités policières, et ce, en lien avec la commission d'actes criminels.

Le DPCP ajoute que « contrairement à ce qui est affirmé dans le rapport, la détention et l'opposition à la mise en liberté provisoire étaient justifiées à l'égard des deux accusés, lesquels possédaient des antécédents judiciaires, et n'ont pas eu pour effet d'allonger indûment leur période de détention ».

Les deux hommes, précise-t-on dans le communiqué, ont plaidé coupables aux accusations portées contre eux et ont écopé d'une peine de six mois d'emprisonnement et d'une probation de deux ans.

Justice et faits divers