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Procès de Maxime Gobeil : le policier roulait à 140 km/h

Maxime Gobeil et des avocates sortent de la salle de cour.
Le policier Maxime Gobeil lors de son procès à Roberval Photo: Radio-Canada / Mélissa Paradis
Radio-Canada

Le procès du policier Maxime Gobeil, accusé de conduite dangereuse ayant causé la mort de trois personnes âgées en 2015 à Dolbeau-Mistassini, s'est poursuivi jeudi au palais de justice de Roberval avec le témoignage d'un ingénieur de Polytechnique Montréal.

Il semble que moins de trois secondes avant l’impact entre le véhicule semi-banalisé du policier de 33 ans et celui des victimes, la voiture de Maxime Gobeil a atteint 140 km/h dans une zone de 50 km/h.

Par la suite, tout s’est joué très rapidement. Il a freiné, a donné un coup de volant à droite, puis à gauche, avant de revenir et de heurter l’autre voiture. À un dixième de seconde du moment de l’impact, sa vitesse était de 100 km/h.

Ce sont ces données, issues du module de coussins gonflables de la voiture semi-banalisée, qui ont été présentées jeudi matin au palais de justice de Roberval par l’ingénieur de Polytechnique.

Des membres des familles des victimes présents au palais de justice de Roberval peinent à croire que le policier circulait à une telle vitesse, et ce, dans une zone de 50 km/h. Selon eux, les victimes n’ont tout simplement eu aucune chance.

En après-midi, l'avocate de l'accusé, Nadine Touma, a demandé plusieurs précisions et a émis différentes hypothèses lors du contre-interrogatoire, notamment en ce qui a trait aux données liées à la vitesse, au freinage et aux distances.

Mercredi, on apprenait, selon un rapport du reconstitutionniste du Service de police de la Ville de Québec, que deux facteurs principaux avaient possiblement contribué à cet accident, soit l’inattention du conducteur de l'autre véhicule, donc l’une des victimes, et le fait qu’il n’ait pas cédé le passage.

D’après les informations de Mélissa Paradis

Saguenay–Lac-St-Jean

Justice et faits divers