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Neuf films incontournables des festivals à voir cet automne

Une femme lave du linge au lavoir
Roma, du réalisateur Alfonso Cuarón, a été choisi pour représenter le Mexique pour l'Oscar du film en langue étrangère en 2019. Photo: Avec l'aimable autorisation du TIFF
Radio-Canada

Plusieurs films ont marqué la Mostra de Venise, le Festival du film de Telluride ou encore le Festival international du film de Toronto (TIFF), mais quand aurons-nous la chance de les voir au cinéma? Tour d'horizon des sorties automnales.


La disparition des lucioles, de Sébastien Pilote

21 septembre

Sacré meilleur long métrage canadien au TIFF, La disparition des lucioles, de Sébastien Pilote, raconte l’histoire de Léonie, une jeune marginale initiée à la musique par Steve, un homme plus âgé qu’elle. L’adolescente dégourdie, mais sensible, se trouve déstabilisée par cette relation équivoque.

« J’aime beaucoup quand on est dans la retenue et qu’on essaie de créer des paradoxes », a dit le cinéaste à l’émission Médium large.

Cette comédie dramatique qui met en vedette Karelle Tremblay, Pierre-Luc Brillant, François Papineau et Luc Picard a été chaleureusement accueillie lors de sa première à Karlovy Vary en juillet dernier.


Fahrenheit 11/9, de Michael Moore

21 septembre

Dans ce nouveau pamphlet politique présenté en première mondiale au TIFF, le cinéaste américain examine les éléments qui ont mené à l’élection de Donald Trump en 2016, en traçant des parallèles avec la montée d’Adolf Hitler dans les années 1930.

« Nous explorons comment nous nous sommes retrouvés dans ce pétrin et comment nous allons en sortir », explique Michael Moore, à quelques semaines des élections de mi-mandat aux États-Unis.

Le titre fait référence à son documentaire primé à Cannes, Fahrenheit 9/11, qui s’attaquait à Georges W. Bush après les attentats du 11 septembre 2001.


Une étoile est née (A Star is Born), de Bradley Cooper

5 octobre

Bradley Cooper, qui passe pour la première fois derrière la caméra, a insufflé une nouvelle énergie à ce conte hollywoodien raconté pour la quatrième fois.

Le musicien country Jackson Maine (Bradley Cooper) aide à propulser une aspirante chanteuse (Lady Gaga) vers le succès alors que l’alcool et l’âge le poussent dans une spirale infernale.

D’autres acteurs brillent dans ce drame romantique : Sam Elliott, Dave Chappelle et Andrew Dice Clay.


Les frères Sisters (The Sisters Brothers), de Jacques Audiard

12 octobre

On connaît Jacques Audiard pour son approche naturaliste, notamment avec Dheepan, qui a reçu la Palme d’or en 2015. Avec Les frères Sisters, le cinéaste français plonge cette fois-ci dans un western à l’humour noir dans la langue de Shakespeare.

Dans cette adaptation du roman du Canadien Patrick deWitt, on suit un duo de tueurs à gages (Joaquin Phoenix et John C. Reilly) qui traque un chercheur d’or dans l’Ouest américain des années 1850.


Le premier homme (First Man), de Damien Chazelle

12 octobre

Le réalisateur primé aux Oscars grâce à Pour l'amour d'Hollywood (La La Land) plonge dans le quotidien de l’astronaute Neil Armstrong en 1969, au moment où il s’apprête à s’envoler vers la Lune.

La tête d’affiche Ryan Gosling offre un jeu intériorisé devant sa femme (Claire Foy) rongée par l’inquiétude et la colère. Si l'on connaît déjà l’heureux dénouement, Damien Chazelle signe un film à la fois contemplatif, sobre et enlevant.


Garçon effacé (Boy Erased), de Joel Edgerton

2 novembre

À 19 ans, Jared, un jeune américain sans histoire, se voit confronter à un choix impossible après avoir révélé son homosexualité : suivre une thérapie de conversion ou être rejeté par sa famille et ses amis.

Tout en empruntant les mêmes enjeux LGBTQ+ que The Miseducation of Cameron Post, Garçon effacé jouit d’une distribution composée de vedettes internationales, à commencer par Nicole Kidman et Russell Crowe, ainsi que de deux Québécois : Xavier Dolan et Théodore Pellerin (Chien de garde).


At Eternity's Gate, de Julian Schnabel

16 novembre

« Tout le monde pense tout savoir sur Vincent Van Gogh, il n'est donc pas nécessaire, et serait même absurde de faire un film sur lui », a déclaré Julian Schnabel à la Mostra. Plutôt qu'un long métrage biographique, le réalisateur américain a donc cherché à revisiter les dernières années du peintre, repensant même la mort de celui-ci.

Willem Dafoe prête à merveille ses traits à un Van Gogh en communion avec la nature, entre folie et lucidité, qui en vient à se couper l’oreille après s’être querellé avec Paul Gauguin (Oscar Isaac). Son jeu tourmenté lui a d’ailleurs valu le prix de l’interprétation masculine à la Mostra. Le verra-t-on en nomination pour l'Oscar du meilleur acteur?


Si Beale Street pouvait parler (If Beale Street Could Talk), de Barry Jenkins
30 novembre

Le réalisateur de Moonlight raconte tout en poésie l’injustice qui sépare une famille afro-américaine dans le New York des années 1970. Une jeune femme de 19 ans (Kiki Layne) tente de faire sortir de prison son fiancé innocent (le Torontois Stephan James) alors qu’elle attend leur premier enfant.

Adapté du roman de James Baldwin, le film célèbre le pouvoir de l’amour comme mécanisme de survie, a écrit The Hollywood Reporter.


Roma, d'Alfonso Cuarón
14 décembre sur Netflix

Après avoir exploré l’espace avec Gravité, Alfonso Cuarón plonge dans ses souvenirs d’enfance au Mexique avec un Roma intime, en noir et blanc.

Le film, qui a remporté le Lion d’or à la Mostra, suit pendant un an le quotidien d’une domestique travaillant pour une famille de la classe moyenne vers 1970.

Produit par Netflix, le long métrage sera offert aux abonnés de la plateforme numérique, mais aucune date ne semble arrêtée pour une sortie en salle.

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