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Nos vies nos enjeux : une mère monoparentale de Sherbrooke demande plus de soutien pour les organismes communautaires

Jessika Labrecque s'occupe seule de ses deux enfants. On la voit ici avec son plus fils, Kaysen.
Jessika Labrecque avec son fils Kaysen Photo: Radio-Canada / Guylaine Charette
Radio-Canada

Contrairement aux cadres financiers des différents partis, celui de Jessika Labrecque est bien mince et sa marge de manoeuvre quasi inexistante. Pour la jeune mère monoparentale qui vit de l'aide sociale, l'entraide est capitale et passe notamment par les organismes communautaires, qui méritent davantage de soutien de Québec, estime-t-elle.

Un texte de Guylaine Charette

Jessika Labrecque a presque 30 ans et elle élève seule ses deux garçons âgés de 8 et 2 ans. Elle détient un diplôme de cuisinière, mais ne peut pas s'éloigner de la maison en raison de la condition physique de son cadet, qui est épileptique et qui ne peut pas fréquenter une garderie « régulière », selon les médecins. Jessika doit donc composer avec l'aide sociale en attendant de trouver un milieu adapté.

Avec les allocations familiales pour les deux enfants, je reçois entre 1500 $ et 1600 $ par mois. Mon logement coûte autour de 600 $ par mois sans l'électricité. J'ai pas de voiture. L'autobus, c'est 80 $ par mois.

Un coup de pouce apprécié

Pour boucler son budget, Jessika Labrecque compte notamment sur le dépannage alimentaire. Une fois par semaine, des intervenantes du Réseau d'appui aux familles monoparentales et recomposées (RAME) lui apportent à la maison des provisions fournies par Moisson-Estrie, un service très apprécié. Les familles dans le coin n'ont pas de voiture et ça fait beaucoup de sacs en autobus, note Jessika.

Jessika Labrecque compte beaucoup sur le Réseau d'appui aux familles monoparentales et recomposées de l'Estrie (RAME). On la voit ici devant l'organisme en compagnie de son fils Kaysen. Jessika Labrecque compte beaucoup sur le Réseau d'appui aux familles monoparentales et recomposées de l'Estrie (RAME). Photo : Radio-Canada / Guylaine Charette

Ce n'est pas juste l'aide alimentaire. Le RAME, c'est une famille, c'est un support quand on ne se sent pas à la hauteur. Quand on a le blues, que ça ne va pas bien, le RAME est toujours là.

Jessika Labrecque

La jeune mère de famille estime que les organismes communautaires jouent un rôle essentiel. Les personnes à faible revenu ont besoin de cette aide, que ce soit des immigrants, des travailleurs, des mères monoparentales, des pères, insiste-t-elle.

Quelle question souhaitez-vous poser aux candidats?

Voici celle de Jessika Labrecque :

Comptez-vous accorder plus de financement aux organismes communautaires du Québec qui aident tous les Québécois?

Les réponses des candidats des quatre principaux partis de la circonscription de Mégantic à sa question se trouvent dans la vidéo suivante:

La réponse des candidats de Mégantic à Jessika Labrecque

Estrie

Politique provinciale