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Aucun député ne veut diriger le Parti progressiste-conservateur de l'Île-du-Prince-Édouard

Le chef progressiste-conservateur James Aylward avec son caucus lors de l'annonce de son plan pour transformer le système de santé à l'Île-du-Prince-Édouard.
Le chef progressiste-conservateur James Aylward avec son caucus lors de l'annonce de son plan pour transformer le système de santé en milieu rural à l'Île-du-Prince-Édouard. Photo: Radio-Canada / François Pierre Dufault
Radio-Canada

Aucun membre du caucus progressiste-conservateur de l'Île-du-Prince-Édouard n'a l'intention de succéder à James Aylward à la direction du parti. L'opposition officielle devra donc recruter un nouveau chef qui n'est pas élu.

Un texte de François Pierre Dufault

Plombé par des sondages défavorables depuis 11 mois, James Aylward a décidé, cette semaine, de passer le flambeau avant les prochaines élections. Aucun de ses collègues à l'Assemblée législative n'est cependant prêt à prendre sa relève.

Dans une déclaration commune, les sept autres députés progressistes-conservateurs disent mettre leur ego et leurs ambitions personnelles de côté.

Nous croyons qu'en restant unis et en travaillant ensemble, nous atteindrons l'objectif commun de notre équipe, qui est d'offrir aux habitants de l'île une nouvelle perspective et une solution de rechange éprouvée au gouvernement actuel.

Déclaration commune du caucus du Parti progressiste-conservateur de l'Île-du-Prince-Édouard

Il faut dire que deux de ces députés, Steven Myers et Jamie Fox, ont déjà dirigé le parti par intérim. Deux autres, Darlene Compton et Brad Trivers, en ont brigué la direction sans succès.

Le plus récent sondage de la firme Corporate Research Associates (CRA) place le Parti progressiste-conservateur au troisième rang dans les intentions de vote, loin derrière le Parti vert et le gouvernement libéral.

Ce n'est pas la première fois que la formation jette son dévolu sur un chef qui n'a pas de siège à l'Assemblée législative. En 2015, ses militants ont choisi Rob Lantz pour les mener dans la campagne électorale. Celui-ci n'a toutefois pas réussi à se faire élire dans sa circonscription. Il a quitté son poste quelques mois plus tard.

La même année, le gouvernement libéral a lui aussi fait appel à un nouveau venu dans l'arène provinciale, Wade MacLauchlan, un ancien recteur de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard, pour succéder au premier ministre Robert Ghiz.

Mais à première vue, cette fois-ci, l'opposition officielle à Charlottetown ne semble pas avoir de candidat vedette en réserve.

Le Parti progressiste-conservateur ne dispose toutefois que de quelques mois pour organiser une course à l'investiture. Les prochaines élections à l'Île-du-Prince-Édouard pourraient être déclenchées aussitôt que le printemps prochain.

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