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Une ligne d'urgence et un code de conduite pour les évêques américains

Un vieil homme portant l'habit d'un cardinal dans un corridor.
Le cardinal Theodore McCarrick, accusé d'avoir sexuel agressé au moins un enfant et plusieurs adultes, a remis sa démission au pape. Photo: Reuters / Alessandro Bianchi
Agence France-Presse

Une ligne téléphonique d'urgence pour enregistrer les plaintes pour abus sexuels et un code de conduite à respecter : les évêques américains ont annoncé de premières mesures après le scandale qui a poussé à l'éviction du cardinal Theodore McCarrick en juillet dernier.

Dans un communiqué diffusé mercredi, la conférence des évêques catholiques américains a annoncé qu'elle allait instaurer un système géré par « une tierce partie » permettant d'enregistrer, au téléphone ou en ligne, des plaintes d'abus sexuels contre les évêques.

Le rôle que jouera l'Église dans la gestion de ces plaintes reste à préciser : selon le communiqué, la « tierce partie [...] les transmettra aux autorités ecclésiastiques appropriées et, comme requis par la loi, aux autorités civiles ».

La conférence des évêques a aussi lancé la rédaction d'un « code de conduite » pour les évêques sur les affaires d'abus sexuels, qui traitera également de leur éventuelle « négligence » face à de telles situations.

Les évêques américains se sont aussi engagés à « appuyer une enquête complète » sur le cardinal McCarrick, sur tous les abus qu'il aurait pu commettre non seulement sur des mineurs, mais aussi sur des prêtres ou des séminaristes, et la façon dont ont été gérées les plaintes contre lui.

Une première étape

La conférence des évêques assure que ces mesures « ne sont qu'un début » et qu'une consultation est engagée qui débouchera sur « d'autres mesures pour réparer le scandale et rétablir la justice ».

« Certains évêques, par leurs actions ou leur inaction, ont causé beaucoup de tort à des individus, comme à l'Église dans son ensemble », a-t-elle souligné. « Ils ont utilisé leur autorité et leur pouvoir pour manipuler et abuser sexuellement d'autres personnes. Ils ont laissé la peur du scandale remplacer l'attention et la préoccupation pour ceux qui ont été agressés ».

Les mesures annoncées sont une réponse au scandale causé par le cardinal McCarrick, l'un des cardinaux américains les plus en vue à l'international, qui a démissionné en juillet à l'âge de 87 ans après des accusations d'abus sexuels sur un adolescent, et des révélations sur des dédommagements versés à deux jeunes séminaristes qui l'accusaient aussi d'abus.

Ce scandale, auquel s'est ajouté en août un rapport accablant sur des décennies d'abus sexuels perpétrés au sein de l'Église de Pennsylvanie, a considérablement ébranlé l'Église catholique américaine.

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