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Bilan positif des 4 dernières années pour la CSFM, malgré des contretemps

Les dernières rayons d'un coucher de soleil illuminent le bureau divisionnaire de la DSFM.
Le soleil couche sur une autre Commission scolaire franco-manitobaine. La dernière réunion de l'actuelle CSFM avant l'élection scolaire s'est tenue le 19 septembre. Photo: Radio-Canada / Gavin Boutroy
Radio-Canada

À l'occasion de la dernière réunion de la Commission scolaire franco-manitobaine (CSFM) avant l'élection scolaire du 24 octobre, la CSFM parle de quatre années de progrès malgré des contretemps occasionnés par un changement de gouvernement.

Un texte de Gavin Boutroy

Le président de la CSFM, Bernard Lesage, résume les quatre dernières années de la CSFM. « Le bilan est positif et en même temps frustrant pour les gens autour de la table », lance-t-il.

Il souligne trois principaux avancements de cette CSFM. L’achat du camp Moose Lake « répond vraiment aux besoins des élèves », selon M. Lesage. Il souligne aussi son contentement face aux progrès réalisés quant à l’amélioration de la littératie et de la numératie des élèves.

« On a fait avancer les choses au niveau de savoir ce qui est administratif plutôt que politique », dit-il. Il croit qu’en ces quatre années la séparation entre les devoirs et les pouvoirs qui relèvent de l’administration de la Division scolaire franco-manitobaine, et ceux qui relèvent de la CSFM a été clairement définie.

Nouveau gouvernement

« Où il y a eu une certaine frustration pour cette commission scolaire, c’est qu’on a eu à transiger avec un nouveau gouvernement. Souvent, lorsqu’un nouveau gouvernement entre en place, il faut du temps pour le familiariser avec nos dossiers, nos priorités », poursuit M. Lesage.

Nulle situation n'illustrait ce heurt aussi bien que les récents débats entourant le Bureau de l’éducation française.

En octobre 2017, l'ancien sous-ministre adjoint au ministère de l'Éducation, Jean-Vianney Auclair, a été muté. Le Bureau de l’éducation française (BEF) passait alors sous la responsabilité d’un sous-ministre adjoint anglophone. Cette décision du gouvernement provincial a donné lieu à une vaste réflexion autour de l’éducation française dans la province.

Le président de la CSFM reste cependant optimiste, il souligne que trois ans se sont maintenant écoulés depuis l’entrée en fonction du gouvernement progressiste-conservateur de Brian Pallister, et qu’il attend de voir si les projets d’immobilisation de la CSFM seront approuvés.

Réflexion d’un commissaire sortant

Michel Boucher, le vice-président sortant de la CSFM, tire sa révérence après 12 ans, soit trois mandats. Il se souvient qu’au moment où il a pour la première fois été élu, que la CSFM traversait une période mouvementée.

Et puis, note-t-il, la CSFM a enfin obtenu du financement de la province pour des projets d’immobilisation. « C’est plus plaisant de réaliser des choses que de revendiquer des choses », lance-t-il. Depuis ce moment, il voit une DSFM qui prend son essor grâce à une certaine stabilité.

Michel Boucher espère maintenant passer plus de temps avec sa famille et se lancer dans de nouveaux défis, qu’il n’a pas précisés.

Trois défis pour la prochaine CSFM, selon Michel Boucher :

  1. Une école de métiers pour la DSFM. « On y travaille depuis quelques années, on veut que nos élèves aient les mêmes occasions de travailler dans les métiers que [les élèves anglophones] ».
  2. De nouvelles écoles à Winnipeg, et l'agrandissement d’écoles en milieu rural. « Toutes ces écoles-là sont déjà pleines. On attend des réponses du gouvernement pour soit les agrandir, ou construire de nouvelles écoles pour les désengorger ».
  3. Les services aux élèves qui représentent « un défi qui est perpétuel parce que chaque année, on a des nouvelles maternelles avec de nouveaux élèves qui ont de nouveaux défis ».

Manitoba

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