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Les employés de TVA rejettent la proposition globale de leur employeur

Immeuble avec le logo bleu de TVA sur le toit.
Le siège social du Groupe TVA à Montréal Photo: Radio-Canada / Martin Thibault
Radio-Canada

Réunis en assemblée générale mercredi soir, les employés syndiqués de TVA à Montréal ont rejeté à 51,4 % la proposition finale et globale de leur employeur.

« Nous sommes prêts à retourner à la table de négociation immédiatement. Il y a moyen d'éviter un conflit. Nous pensons qu'une entente est à notre portée. On attend l'appel du côté patronal. La balle est dans le camp de la direction », a déclaré Réal Leboeuf, conseiller syndical du SCFP, auquel est affilié le Syndicat des employé-es de TVA.

Les employés, qui se sont réunis en soirée au Centre Pierre-Péladeau, ont fait le point sur la négociation avant de se prononcer sur la proposition de leur employeur qui avait été présentée mardi.

Les employés syndiqués avaient adopté un mandat de grève à 96,8 % en juin. Ils menacent de déclencher une grève à partir du 22 septembre

La semaine dernière, le président de la plus grande centrale syndicale du Québec, Daniel Boyer, de la FTQ, avait demandé au grand patron de Québecor de revenir à la raison pour négocier de bonne foi et éviter le déclenchement d'une grève. Le Syndicat des employé-es de TVA est également affilié à la FTQ.

Le lendemain, Pierre Karl Péladeau répliquait à Daniel Boyer en l’invitant à rappeler aux négociateurs syndicaux qu'ils jouissent déjà d'« excellentes conditions de rémunération et de travail », malgré les difficultés vécues par l'ensemble de l'industrie.

On voit les mots « nous sommes TVA » sur leur t-shirt.Des employés syndiqués de TVA Photo : Radio-Canada

Que demandent les employés de TVA?

Selon les syndiqués, le conflit ne porte pas sur les salaires, mais sur le transfert des emplois de TVA vers d'autres filiales de TVA ou de Québecor.

Ils ont déjà reçu le soutien de plusieurs organisations syndicales, dont l'Union des artistes, l'Alliance québécoise des techniciens et techniciennes de l'image et du son (AQTIS) – qui représente des pigistes techniciens, monteurs, maquilleurs et autres – et l'Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec (ARRQ) qui représente aussi des pigistes.

Ces déclarations de soutien ont été suivies de mise en garde contre ceux qui seraient approchés par les compagnies de production du Groupe TVA pour travailler sur des émissions habituellement réalisées par des membres du Syndicat des employé-es de TVA.

« Si vous acceptez de remplacer à contrat des réalisateurs syndiqués, vous pourriez être appelés à franchir des lignes de piquetage. Cela va, selon nous, à l'encontre du principe de solidarité syndicale », a écrit le président de l'ARRQ, Gabriel Pelletier.

Avec les informations de La Presse canadienne

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