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Trans Mountain se prépare à un déversement de pétrole

Trois bateaux sont sur l'eau.

Des navires d'intervention d'urgence en plein exercice de simulation d'un déversement pétrolier dans l'anse Burrard à Burnaby.

Photo : Radio-Canada / Valérie Gamache

Radio-Canada

Une brèche se produit dans une conduite de l'oléoduc Trans Mountain et 160 000 litres de carburant se déversent dans l'anse Burrard, dans la région de Vancouver. Tel est le scénario catastrophe auquel la société de la Couronne a répondu devant une équipe de journalistes.

Un texte de Noémie Moukanda

L'exercice visait à tester les services d’urgence et à mettre en œuvre le plan d'intervention d'urgence du terminal maritime de Westridge, à Burnaby. Une vingtaine d’organismes et 300 personnes ont été déployés dans l’anse Burrard.

La simulation d’un important déversement est un exercice que Trans Mountain mène 20 fois dans l’année, mais un scénario catastrophe comme celui qui s’est joué mercredi à Burnaby ne survient que tous les trois ans. Il s’agit en fait d’une exigence de l’Office national de l’énergie (ONÉ) et de Transports Canada qui ne concerne, en ce moment, que le pipeline existant.

Intervenir sur l’eau et sur terre

L'exercice comprenait des activités d'intervention sur l’eau à divers endroits dans l’anse Burrard, mais également des activités simultanées de déploiement sur terre. Un poste de commandement a été mis en place avec les différentes agences ainsi que le personnel de Trans Mountain.

Les responsables estiment qu’ils sont en mesure de récupérer 70 % du pétrole déversé sans grande difficulté, car il sera contenu par des barrières flottantes. Par contre, il faut redoubler d’efforts pour les 30 % restants.

Une barrière flottante dans l'eau et des gruesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le terminal maritime de Westridge à Burnaby

Photo : Radio-Canada / Valérie Gamache

Multiplier les bases d’intervention

La Western Canada Marine Response Corporation (WCMRC) s’occupe de la sécurité et de la récupération du carburant qui se déverse sur la côte du Pacifique. Son directeur des communications, Michael Lowry, dit que « si l’oléoduc Trans Mountain est construit, son organisme doit s’agrandir de façon importante », comme requis par l’ONÉ.

On devra construire six nouvelles bases maritimes. Il faudra ajouter 40 navires à la flotte et engager environ 120 nouveaux employés.

Michael Lowry, directeur des communications, Western Canada Marine Response Corporation

Il ajoute qu’à Vancouver même, il faudra construire une base maritime près de Second Arrows, « ce qui sera une première » pour la WCMRC, car ce sera son propre bâtiment.

On devra être opérationnel 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, comme un service de sécurité incendie.

Michael Lowry, directeur des communications, Western Canada Marine Response Corporation

Alors qu’il a fallu aux équipes d’urgence environ une heure pour répondre au déversement, avec cette nouvelle base, 30 minutes suffiraient, selon M. Lowry.

Loin d’une opération séduction

Cet exercice à grandeur nature s’est cependant joué dans un contexte bien particulier. Trans Mountain se défend qu’il en soit un de relations publiques. Son vice-président des opérations, Michael Davies, affirme qu’il y a « certainement beaucoup plus d’intérêt pour leur projet, leurs opérations qu’auparavant ». Toutefois, il rappelle que ce genre d’exercice s’effectue tout au long de l’année.

Si les médias ont répondu à l’invitation de Trans Mountain, c’est notamment parce que ce pipeline déchire l’opinion publique. D’ailleurs, les travaux d’expansion de l’oléoduc sont suspendus au terminal Westridge à la suite du jugement de la cour d’appel fédérale rendu fin août.

En attendant, la nouvelle société de la Couronne y effectue des travaux de sécurisation du chantier qui devraient durer deux mois.

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Colombie-Britannique et Yukon

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