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La plainte de l'ex-DG de la CS des Rives-du-Saguenay entendue

Chantale Cyr et Éric Lebel
Chantale Cyr et son avocat, Éric Lebel Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La plainte de l'ex-directrice générale de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay a été entendue mercredi à Saguenay devant un comité d'appel. Chantale Cyr conteste son congédiement alors qu'elle était en congé de maladie.

Un texte de Priscilla Plamondon Lalancette

Dans le but d'éviter un procès, l'avocat de Mme Cyr, Éric Lebel, a d'entrée de jeu demandé le rejet du congédiement de sa cliente en démontrant que les règles n'avaient pas été suivies. Il a notamment parlé de l'ambiguïté entre la résolution des commissaires de résilier son contrat et le congédiement qui a eu lieu. Il affirme que Chantale Cyr n'a pu se défendre parce qu'elle était dépressive.

On a déposé une preuve médicale qui dit qu'elle n'était pas en mesure de se présenter parce que la rencontre qu'on voulait faire avec elle concernait un paquet de sujets et il fallait vraiment être concentré et être en forme pour pouvoir affronter cette question-là. Parce qu'elle était malade pis qu'on ne lui a pas permis, à la fin, on l'a congédiée quand même. C'est tout à fait injuste comme façon de faire, a expliqué l'avocat de Chantale Cyr.

Me Lebel a rappelé qu'à deux reprises, la CNESST avait reconnu que Chantale Cyr avait subi du harcèlement psychologique de la part de la présidente de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Liz S. Gagné, et que sa dépression a été causée par son travail. La Commission scolaire a toutefois porté ces décisions en appel.

L'avocat de la Commission scolaire, Jean-Claude Girard, a pour sa part expliqué que l'ex-directrice générale s'est cachée derrière sa maladie pour ne pas avoir à rencontrer les commissaires et que, de toute façon, elle n'a pas été congédiée en raison de son invalidité, mais bien pour des problèmes de leadership, de gestion et pour son manque d'écoute. Il a remis en cause l'inaptitude de Chantal Cyr en faisant l'éventail des lettres et plaintes qu'elle a rédigées pendant son congé de maladie. Il a entre autres évoqué le fait qu'elle était capable de faire des réclamations à ses assurances.

Jean-Claude Girard a par ailleurs plaidé qu'une invalidité ne protège pas d'un congédiement.

Atmosphère tendue

L'atmosphère était à couper au couteau dans la salle d'audience où Chantal Cyr était présente. Les avocats des deux parties ont eu quelques prises de bec.

Éric Lebel s'est notamment opposé lorsque son vis-à-vis a invoqué l'insatisfaction généralisée à l'endroit de sa cliente.

L'avocat Jean-Claude Girard a par ailleurs blâmé Éric Lebel parce que ce dernier avait parlé aux médias. Éric Lebel s'est défendu en indiquant que les procédures étaient d'intérêt public puisque des fonds publics sont justement en cause. Vous êtes à un fil d'une plainte au Barreau pour atteinte à mon intégrité, lui a lancé Me Lebel. Ce à quoi Me Girard a répondu : Continuez vos menaces.

L'ex-directrice générale a soupiré à plusieurs reprises, visiblement découragée des propos tenus par l'avocat de la Commission scolaire.

Chantal Cyr a pris des notes méticuleusement tout au long de l'audience.

La Commission scolaire s'est refusée à tout commentaire le temps des procédures, qui se poursuivront d’ailleurs jeudi.

Saguenay–Lac-St-Jean

Société