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Muskrat Falls : des décennies de tensions entre le Québec et Terre-Neuve

Chantier de construction près du fleuve Churchill
Nalcor a estimé que le projet coûtera 12,7 milliards de dollars. Photo: Nalcor Energy
Radio-Canada

La bataille politique entre le Québec et Terre-Neuve a été à l'ordre du jour de la commission d'enquête sur les dépassements de coûts du mégaprojet hydroélectrique Muskrat Falls, mercredi à Happy Valley-Goose Bay, au Labrador.

L’expression “plus ça change, plus c’est pareil” résume le thème général des négociations pour développer le potentiel hydroélectrique de la rivière Churchill, a illustré l’historien Jason Churchill, expert invité à cette troisième journée des travaux.

Le Québec et Terre-Neuve ont entretenu des relations tendues de 1949 à 2007 et cela a miné les efforts terre-neuviens pour signer des ententes qui leur permettraient d’exporter les ressources énergétiques du Labrador, a dit M. Churchill.

L'historien Jason Churchill à Happy Valley-Goose Bay, le 19 septembre 2018.L'historien Jason Churchill. Photo : Radio-Canada / CBC/Terry Roberts

La position ferme du premier ministre du Québec Jean Lesage, qui affirmait en 1965 que toute l’électricité passant par le territoire québécois devenait la propriété d’Hydro-Québec a donné le ton aux négociations des décennies suivantes, affirme M. Churchill.

Le juge Richard LeBlanc.Le juge Richard LeBlanc. Photo : Commission of Inquiry Respecting the Muskrat Falls Project

La commission d’enquête, présidée par le juge Richard LeBlanc, s’est ouverte lundi et se penche sur les importants dépassements de coûts du mégaprojet.

Qualifié par le premier ministre libéral de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball, de plus grosse erreur fiscale de l'histoire de la province, le projet a coûté jusqu'à présent 12,7 milliards de dollars, le double de ce qui était initialement prévu.

Stan Marshall, le chef de la direction de Nalcor Energy, compagnie d’électricité de Terre-Neuve-et-Labrador, est quant à lui venu présenter, mercredi après-midi à Happy Valley-Goose Bay, une mise à jour détaillée de l’évolution du chantier du Labrador.

Lors de son entrée en poste en 2016, M. Marshall avait vertement critiqué les déboires du projet, le qualifiant de gâchis.

Avec les informations de La Presse canadienne

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