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Employés recherchés : le milieu agricole peine à combler la demande

Gros plan sur des tomates pas encore mûres dans une serre. Elles sont attachées à une tige.

Plus de 125 types de fruits et légumes sont cultivés en Ontario.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Radio-Canada

Alors que le Concours international de labour bat son plein à Pain Court, c'est l'occasion pour les agriculteurs de la région de se rencontrer et de discuter des problèmes communs. Parmi ceux-ci, les propriétaires d'entreprises agricoles affirment avoir de plus en plus de difficulté à trouver de la main-d'œuvre qualifiée.

Un texte de Rose St-Pierre

Les pronostics d’avenir ne sont guère encourageants pour la province de l’Ontario, le plus important employeur agricole au Canada.

En 2014, 8600 postes dans le secteur agricole sont demeurés vacants. Un déficit qui a coûté à l’industrie 436 millions de dollars.

Une tendance observée par Brian Norg, directeur des achats chez Fresh Farm, qui peine à trouver de l’aide constante.

Selon lui, cette pénurie de main-d’œuvre s’explique par un manque d’intérêt de la part de la relève. La jeune génération serait plutôt à la recherche d’emploi suivant des horaires réguliers.

Les jeunes pensent peut-être qu’ils préfèrent travailler entre quatre et huit heures. On ne veut pas mettre l’effort de plus pour avoir un travail qui demande un plus grand travail physique.

Au-delà des heures de travail atypiques, le salaire et la nature physique des tâches à effectuer, il faut aussi convaincre les travailleurs que le milieu de l’agriculture est intéressant.

C’est la mission que Greg Debris, agriculteur de cultures en serre, s’est donnée : c’est difficile dans l’environnement actuel, dans notre économie, de trouver des personnes qui sont enclines à faire ce type de travail. C’est pourquoi on se tourne vers de la main-d’œuvre qui provient de l’étranger.

Un homme habillé pour travailler est debout dans une allée avec des bac pour y ranger les légumes derrière lui. Il a les bras dans les feuilles pour cueillir un concombre. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un travailleur saisonnier en train de cueillir des concombres dans une serre, dans le Sud-Ouest de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada / Archives

Un apport à la communauté

Dans les serres de poivrons, concombres et tomates de Greg Debris, deux travailleurs sur trois sont d’origine étrangère. Et ces personnes sont un apport important à notre communauté.

Si plusieurs propriétaires agricoles se tournent dorénavant sur les programmes travailleurs saisonniers, ils n’arrivent tout de même pas à combler toute la demande.

Une tendance qui ne risque pas de diminuer dans les années à venir : le nombre de départs à la retraite engendrera des demandes de main-d’œuvre encore plus importantes.

Debra Hauer, du Conseil canadien pour les ressources humaines en agriculture, estime que la présence de nouvelles technologies en agriculture forcera aussi les propriétaires à embaucher de la main-d’œuvre de plus en plus qualifiée : Le défi sera encore plus grand dans les années à venir.

Elle précise aussi que le manque de main-d’œuvre est ressenti plus fortement dans certains secteurs, comme la production de fruits et de légumes.

En 2014, un agriculteur sur trois de l’Ontario a été incapable de trouver tous les travailleurs dont ils avaient besoin.

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