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Faire campagne sur la taxe carbone, un pari payant ?

Blaine Higgs lors d'un point de presse. Il est entouré de militants brandissant des affiches contre la taxe sur le carbone.

Blaine Higgs mentionne régulièrement son opposition à la taxe sur le carbone dans ses allocutions aux journalistes et aux militants.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Radio-Canada

Les progressistes-conservateurs martèlent sur plusieurs tribunes leur opposition à la taxe sur le carbone que veulent imposer les libéraux fédéraux. Ils tentent visiblement d'en faire un enjeu électoral, mais cette stratégie fonctionne-t-elle vraiment?

C'est probablement le cheval de bataille favori du chef du Parti progressiste-conservateur Blaine Higgs. De passage à Grand Manan mercredi, il a encore une fois abordé cette question auprès de pêcheurs.

L'aspirant premier ministre a aussi lancé une pétition écrite directement sur son autobus de campagne. Plusieurs affiches contre cette mesure ont été imprimées et distribuées aux militants.

Mais est-ce le bon pari? Des candidats avouent que sur le terrain, beaucoup d'électeurs ne sont pas préoccupés par cette question.

Blaine Higgs, équipé d'un crayon, signe son nom sur l'autobus de campagne.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des citoyens peuvent signer à même l'autobus de campagne des conservateurs pour manifester leur opposition à la taxe sur le carbone.

Photo : Radio-Canada

Échos du porte-à-porte

Est-ce que les gens leur parlent de la taxe sur le carbone lorsqu’il font du porte-à-porte? Un petit peu, répond Marty Kingston, candidat progressiste-conservateur dans la circonscription de Moncton-Est. Ça dépend de la maison.

Le sujet fait surface dans environ le tiers de ses discussions avec les citoyens, affirme le candidat. C’est moi d’habitude qui mentionne le sujet.

Le candidat demeure persuadé qu’il s’agit d’un enjeu important pour l’électorat. C’est un sujet à considérer à cause du niveau de taxe qui va rentrer. On ne peut plus absorber d’autres taxes dans la province.

Plusieurs affiches sont emballées et posées sur le sol. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Même si la campagne en est à sa dernière étape, des affiches se font encore installer dans les circonscriptions les plus chaudement disputées.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

De son côté, la candidate dans Moncton-Centre, Claudette Boudreau-Turner, indique que beaucoup de ses discussions avec les électeurs portent sur les enjeux comme l’éducation et la dette publique.

À propos de la taxe sur le carbone, elle indique qu'il y a plusieurs qu’il n’en parlent pas du tout, mais il y en a plusieurs qui sont [inquiets].

Une taxe canadienne

Le gouvernement fédéral souhaite instaurer une taxe sur le carbone au pays. Il s’agit d’une taxe qui vise à décourager les citoyens et les entreprises de polluer.

Elle pourrait augmenter le prix de l'essence dans le but de réduire l’utilisation de la voiture ou pour encourager l’achat de modèles qui génèrent moins de gaz carbonique.

Justin Trudeau a aussi indiqué que si les provinces s'y opposent, il allait les forcer à imposer cette taxe.

Pendant la campagne électorale, les progressistes-conservateurs ont promis de s'opposer à cette taxe. Si jamais Ottawa leur force la main, ils promettent de rembourser les Néo-Brunswickois.

Quel impact financier?

Les progressistes-conservateurs estiment que la taxe sur le carbone coûterait en moyenne 1200 $ par année à une famille moyenne.

Une experte canadienne sur le sujet, Jennifer Winter, soutient cependant que leur estimation est exagérée. L'impact sur les familles serait plutôt d'environ 525 $, calcule-t-elle. C’est moins de la moitié de ce que Blaine Higgs présente aux électeurs.

Quelques dizaines de militants écoutent l'allocution de Blaine Higgs. Trois d'entre eux brandissent une affiche qui invite à bloquer la taxe sur le carbone.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des militants brandissaient des affiches contre la taxe sur le carbone.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Pelletier

Blaine Higgs soutient que les chiffres de sa formation politique proviennent d’une étude publiée dans le Globe and Mail.

Des disparités entre les besoins des régions et des grands centres seraient à l’origine de ces différentes études, affirme le candidat progressiste-conservateur Jeannot Volpé.

Si vous vivez dans une ville et que vous voyagez à bicyclette, c'est certain que ce n'est pas pareil comme quelqu'un qui vit dans une région rurale.

Jeannot Volpé, candidat progressiste-conservateur dans la circonscription de Madawaska-Les-Lacs-Edmundston

S’il est élu, Blaine Higgs pourra compter sur des alliés provinciaux dans son combat contre le gouvernement fédéral.

Les premiers ministres de l’Ontario, Doug Ford, et de la Saskatchewan, Scott Moe, ont annoncé publiquement qu’il allaient défier la loi fédérale de Justin Trudeau.

Avec les informations de Catherine Allard

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