•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Normand Gousseau : se mobiliser pour sauver le « centre nerveux de Saint-Boniface »

L'ancienne station de police de Saint-Boniface.

L'ancien poste de police de Saint-Boniface a été mis en vente par l'actuel propriétaire.

Photo : Radio-Canada / Fernand Detilleux

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'avenir du coeur administratif de l'ancienne ville de Saint-Boniface, où sont regroupés plusieurs bâtiments historiques, est toujours incertain, alors que Marc Fréchette, le propriétaire privé de l'ancien poste de police, a mis le bâtiment en vente.

Un article de Thibault Jourdan

Aucun panneau n'indique que le bâtiment qui abritait autrefois le poste de police de Saint-Boniface est en vente. Pourtant, Normand Gousseau, le directeur général d'Entreprises Riel est formel : « Le terrain est en vente depuis trois ou quatre mois. Je l’ai vu dans une revue [de ventes de biens immobiliers]. »

Sur l’annonce que Radio-Canada a pu consulter, la valeur du bâtiment est évaluée à 1,9 million de dollars, et la surface estimée à environ 1253 mètres carrés. Son propriétaire n’a pas donné suite à nos appels. Quant à la Ville de Winnipeg, elle indique dans un courriel qu'il n'y a plus aucune condition rattachée à la revente de la propriété, qui devait être transformée en clinique médicale par le Dr Marc Fréchette.

Une valeur historique pour la communauté

Contrairement à l’ancienne mairie de Saint-Boniface et à la caserne de pompiers numéro 1, l’ancien poste de police, construit par l’architecte Étienne Gaboury, n’est pas un bâtiment classé, selon la Ville de Winnipeg. Par conséquent, ce bâtiment peut être modifié ou détruit sans réelles restrictions.

L'ancienne caserne de pompiers de Saint-Boniface.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'ancienne caserne de pompiers de Saint-Boniface.

Photo : Radio-Canada / Fernand Detilleux

Toutefois, Normand Gousseau rappelle que ce pâté de maisons, « centre nerveux de Saint-Boniface », revêt une véritable valeur patrimoniale pour la communauté francophone du Manitoba.

« Je pense que la communauté devrait vraiment être préoccupée [par] les intentions futures de la Ville pour tout cet endroit », ajoute-t-il.

Il y a des édifices historiques qui ont une valeur au niveau de notre patrimoine, qu’on doit protéger.

Normand Gousseau, directeur général d’Entreprises Riel.

Le directeur général d’Entreprises Riel va même jusqu’à interpeller les politiciens sur ce dossier. « Je pense que notre conseiller [municipal] doit comprendre que la communauté y tient et qu’on ne devrait pas simplement mettre le terrain à vendre à n’importe qui », déclare-t-il, en parlant du conseiller de Saint-Boniface, Mathieu Allard.

Celui-ci n’a pas donné suite à nos courriels.

Quel avenir pour les bâtiments historiques?

L’avenir de la caserne de pompiers, inoccupée et « pas en bon état » selon M. Gousseau, est par ailleurs toujours incertain. « La Ville continue de répéter qu’elle va mettre le terrain en vente, affirme-t-il. On leur répond que non, elle doit consulter la communauté. »

L'ancienne mairie de Saint-Boniface.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'ancienne mairie de Saint-Boniface.

Photo : Radio-Canada / Fernand Detilleux

La situation dure ainsi depuis plusieurs années et rien ne semble avoir vraiment avancé. Interrogée sur l’avenir éventuel de ce bâtiment, la Ville a indiqué « ne pas être en mesure d'en dire davantage » au sujet de l'avenir de la caserne, mais selon Normand Gousseau, elle pourrait la mettre en vente n'importe quand.

Même s’il reconnaît que la caserne n’est pas un bâtiment construit à l’origine pour abriter des bureaux, Normand Gousseau aimerait que l’espace soit utilisé par la communauté, un peu selon l’exemple de l’ancienne mairie de Saint-Boniface, qui accueille plusieurs organismes. « Pour nous, c'est une bonne façon d’utiliser ce terrain », conclut-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !