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Plus de voies réservées au covoiturage et au transport collectif sont réclamées

Une voie réservée sur l'autoroute.

Les entreprises du domaine du covoiturage assurent qu'un grand nombre de Québécois s'intéressent à cette solution.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Radio-Canada

Des services de covoiturage réclament davantage de voies réservées sur les routes, particulièrement dans la région de Montréal. Une enquête menée cet été entre autres pour Covoiturage.ca, Netlift et OuiHop' indique que de nombreux automobilistes seraient prêts à partager ou à délaisser leur voiture si cela leur permettait de gagner du temps.

De nombreux Québécois, particulièrement les travailleurs et les étudiants âgés de 25 à 34 ans, voient le covoiturage comme une solution viable, indique l’étude menée auprès de 2000 personnes.

Francis Girard-Boudreau, de Covoiturage.ca, qui compte plus de 140 000 membres, estime qu’il n’y a pas assez de voies réservées au transport collectif pour qu’elles soient véritablement utiles, présentement.

Le travail est fait, mais il est fait à moitié. Si je ne peux pas me rendre du point A à ma destination avec une voie réservée, si je peux juste faire une portion et qu’après, je continue dans le trafic, bien je n'ai pas d'intérêt.

Francis Girard-Boudreau, porte-parole de Covoiturage.ca

Marc-Antoine Ducas, président de Netlift, un service qui met en contact conducteurs et passagers, souhaite que le covoiturage soit davantage vu comme une solution aux problèmes de congestion routière.

« L'enjeu, c'est d'arriver à coordonner correctement les différentes entreprises, les autorités de transport, les municipalités et le gouvernement pour que, un peu comme pour le vélopartage ou l'autopartage, à un moment donné, le covoiturage soit considéré comme un mode de transport collectif à plein titre, à la nuance près que la propriété est partagée plutôt que d'être concentrée à l'intérieur d'une seule organisation », estime M. Ducas.

Marie Imbert, qui développe au Canada l'application française OuiHop', suggère pour sa part de faciliter le covoiturage avec des points de rendez-vous.

« Il faut développer des points de rencontre physique sur rue pour faire du covoiturage, parce que tout le monde n'a pas une application mobile ou un ordinateur là où il en a besoin, affirme-t-elle. Faisons en sorte que les gens fassent du covoiturage comme ils prennent l'autobus. »

Marc-Antoine Ducas propose même à l’administration de Valérie Plante de rendre le stationnement plus difficile d’accès.

Francis Girard-Bourdeau, à gauche, est un homme de grande taille, il est vêtu d'un complet bleu marine et de lunettes. Marie Imbert, affiche un léger sourire et arbore un haut bleu surmonté d'une veste bleu clair. Quant à Marc-Antoine Ducas, son complet sombre réhausse une chemise claire. Il affiche un grand sourire, un crane rasé de près et une barbe de trois jours.

Francis Girard-Bourdeau, de Covoiturage.ca, Marie Imbert, de l'entreprie OuiHop! et Marc-Antoine Ducas, président de Netlift.

Photo : Radio-Canada / Benoît Chapdelaine

« La cause de la congestion, c'est le stationnement abordable, tranche-t-il. Plus le stationnement est difficile, plus il est rare, plus il est coûteux, plus les gens doivent se trouver des alternatives. Si madame la mairesse veut régler la congestion, qu'elle travaille sur une politique de stationnement. Et on va s'occuper du reste. »

Les résultats exhaustifs de l'enquête menée par les trois entreprises seront dévoilés le 25 septembre à l'UQAM dans le cadre des semaines de la mobilité.

Avec des informations de Benoît Chapdelaine

Grand Montréal

Économie sociale et de partage