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Boussole électorale : les langues officielles au cœur du débat

Silhouettes de candidats sur fond de carte du Nouveau-Brunswick, ainsi que les couleurs des partis.
Élections Nouveau-Brunswick 2018 Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Quand on parle de langues officielles aux utilisateurs de la Boussole électorale, ils sont extrêmement divisés, en particulier lorsqu'on considère les réponses par langue maternelle.

Un texte de Gabriel Garon

À la question Combien d'effort le gouvernement devrait-il faire pour protéger la langue française au Nouveau-Brunswick?, 41 % des répondants croient que le gouvernement devrait en faire moins. À l'opposé, 36 % des utilisateurs croient que le gouvernement devrait faire plus d’effort pour protéger la langue de molière. Il y a 22 % des répondants qui jugent que le gouvernement en fait juste assez.

Là où la division est la plus marquée, c'est à la question Combien d'emplois dans la fonction publique devraient demander la maîtrise de l'anglais et du français ? Près de la moitié des utilisateurs aimerait en voir moins, alors que le tiers voudrait voir plus d’emplois exigeant le bilinguisme. Enfin, 19 % des participants ont répondu ni plus ni moins.

Finalement, lorsqu'on demande aux utilisateurs de la Boussole électorale si on devrait abolir le Commissariat aux langues officielles, 43 % veulent qu'on l'abolisse. Mais un pourcentage appréciable de répondants, 38 %, veulent conserver le commissariat. 13 % sont neutres.

Les questions linguistiques continuent donc de diviser. En ce qui a trait à la langue maternelle, sans surprise, les francophones appuient davantage les efforts du gouvernement.

Si on tient compte des intentions de vote, les utilisateurs de la Boussole ayant l'intention de voter pour l'Alliance des gens s'opposent fortement au Commissariat aux langues officielles. Ils veulent que le gouvernement fasse moins d'efforts pour protéger le français et que moins d'emplois dans la fonction publique exigent le bilinguisme.

Les répondants ayant l'intention de voter pour le Parti progressiste-conservateur vont souvent dans le même sens que l'Alliance, mais de façon plus modérée.

Ce sont les partisans des libéraux qui appuient le plus fortement le Commissariat aux langues officielles, les efforts de protection de la langue et les emplois bilingues.

Les chiffres présentés dans ce reportage reposent sur les réponses de 10 723 répondants ayant participé à la Boussole électorale du 24 août au 18 septembre 2018. Toutes les données sont comptabilisées et pondérées selon les chiffres de Statistique Canada, ce qui veut dire que les pourcentages exposés dans ce texte sont représentatifs de la population de la province. Au Nouveau-Brunswick, environ 33 % des électeurs sont francophones.

La Boussole électorale n'est pas un sondage

Dans un sondage classique, les sondeurs choisissent les participants pour avoir un échantillonnage plus représentatif du portrait sociodémographique de la région visée par le sondage. Dans le cas de la Boussole, la participation est entièrement volontaire.

Il se peut donc que l'échantillonnage soit moins représentatif.

Ne vous inquiétez pas : vos réponses restent confidentielles. Il n'y a aucun moyen de vous identifier.

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale