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Le prototype de Google pour la Chine associerait les recherches à un numéro de téléphone

Un drapeau chinois flotte devant un bâtiment affichant le logo de Google.
Google a quitté la Chine en 2010, mais le groupe pourrait y effectuer un retour. Photo: AFP/Getty Images / LIU JIN
Radio-Canada

Un prototype de moteur de recherche censuré de Google destiné au marché chinois associerait les recherches aux numéros de téléphone de leurs auteurs, a révélé The Intercept. Cette particularité inquiète les groupes de défense des droits de la personne.

Le moteur de recherche destiné aux téléphones Android a été nommé provisoirement Dragonfly. Il doit censurer automatiquement les résultats à propos de sujets interdits par le régime communiste chinois, tels ceux qui ont trait aux manifestations, à la liberté d’expression, aux dissidents politiques, aux droits de la personne et à la démocratie.

Des sources familières avec le dossier ont affirmé à The Intercept que chaque recherche sera associée au numéro de téléphone de l’utilisateur, ce qui pourrait permettre au gouvernement chinois de le retrouver facilement.

Cela serait d'autant plus probable que le moteur de recherche serait exploité en partie par une entreprise chinoise, ont mentionné les sources.

Tout indique aussi que les prévisions météorologiques sur la qualité de l’air présentées dans l’application pourraient être manipulées par Pékin, selon les sources. La Chine, qui est régulièrement aux prises avec des épisodes de pollution intense, est connue pour son manque de transparence (Nouvelle fenêtre) à ce sujet auprès de ses citoyens.

Depuis que son existence a été révélée, Dragonfly est la cible de nombreuses critiques virulentes, tant dans la société civile qu’à l’intérieur même de Google.

Quelque 14 groupes de défense des droits de la personne, dont Amnistie internationale, Human Rights Watch et Reporters sans frontières, ont signé une lettre ouverte (Nouvelle fenêtre) en août dernier dans laquelle ils exigeaient que Google y mette fin. Ces groupes estiment que l’entreprise pourrait « directement contribuer ou devenir complice de violations des droits humains » en collaborant avec le gouvernement chinois.

Ces craintes sont partagées par des employés de Google qui se sont exprimés anonymement sur le sujet dans les médias. Le scientifique en chef de Google, Jack Poulson, a d'ailleurs démissionné de son poste la semaine dernière pour protester contre Dragonfly.

Avec les informations de The Intercept, et The Guardian

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