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Le Parti québécois, premier de classe pour la rénovation des écoles

La vice-cheffe du Parti québécois Véronique Hivon
Le Parti québécois veut s'attaquer aux problèmes des écoles vétustes. Photo: Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Radio-Canada

S'il accède au pouvoir le 1er octobre, le Parti québécois promet d'ajouter en moyenne 575 millions de plus par année aux sommes déjà investies par Québec pour la rénovation et la construction d'écoles. C'est le plus gros montant promis durant la campagne parmi les quatre principaux partis.

Un texte de Julie Marceau

« Ça va être fini, cette époque austère […] terrible pour nos tout-petits. On va arrêter de jouer au yo-yo et de jouer à la loto avec nos enfants », a déclaré mercredi la vice-cheffe du PQ, Véronique Hivon.

Les investissements annoncés s'élèvent à 2,3 milliards sur quatre ans. Ils s'ajouteraient aux annonces du gouvernement Couillard pour 2018-2019 et aux montants prévus dans le Plan québécois des infrastructures 2018-2028 (PQI).

Pour l’année en cours, le gouvernement libéral a investi près de 1,6 milliard dans les infrastructures scolaires (965 millions pour la rénovation et 608 millions pour les agrandissements).

Comme promis durant la campagne, le PLQ prévoit quant à lui injecter 400 millions de dollars de plus annuellement. C'est le même montant chez Québec solidaire.

La CAQ a récemment annoncé qu’elle promettait quant à elle un ajout de 250 millions de dollars par année, soit 1,2 milliard sur cinq ans.

Investissements supplémentaires par parti pour la rénovation et construction d'écoles en 2019-2020

PQ : 575 millions
PLQ : 400 millions
QS : 400 millions
CAQ : 240 millions

L'«  urgence nationale  » de rénover les écoles vétustes

Brandissant une carte illustrant l'emplacement des écoles vétustes, Véronique Hivon a également parlé de l'« urgence nationale » de rénover et de construire des écoles en bon état au Québec.

C’est un véritable scandale.

Véronique Hivon, vice-cheffe du Parti québécois

Le PQI, publié en mars, révélait qu'environ la moitié des écoles primaires et secondaires sont dans un mauvais état, c'est-à-dire qu'elles obtiennent une note de D ou E.

Donnant pour exemple la situation du quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal, où se déroulait la conférence de presse, la députée et candidate péquiste dans la circonscription du même nom a soutenu qu’il fallait en finir avec le problème des écoles « pleines de moisissures » et « d’enfants malades ».

Ce n’est pas ça qu’on veut comme système d’éducation au Québec.

Carole Poirier, candidate péquiste dans Hochelaga

« C’est un chantier de mobilisation qu’on va faire au Québec. Toutes les écoles qui seront cotées D et E devront, dans les quatre prochaines années, subir des réparations importantes, des transformations », a précisé Carole Poirier.

Adoption d'une « loi bouclier anticompressions »

Un gouvernement majoritaire péquiste adopterait aussi une « loi bouclier » pour « interdire » les compressions en éducation, de la petite enfance à l’université, et pour offrir de meilleures conditions aux enseignants ainsi qu’un « seuil de services professionnels » aux élèves.

Ces « seuils » de service, soit le ratio de spécialistes par école (orthopédagogues, psychologues, orthophonistes, psychoéducateurs, conseillers en orientation), seraient déterminés par chaque commission scolaire, selon leurs besoins.

« Au même titre où on a un ratio enseignant/élèves dans les écoles, désormais nous allons avoir un nombre incompressible de professionnels qui va être régionalisé. Il va y avoir de l’équité entre les régions, entre les commissions scolaires », a ajouté Mme Hivon.

Le parti promet aussi de lutter contre la précarité des enseignants en « valorisant » davantage cette profession au Québec.

« D’année en année, ils ne savent pas ce qui va leur arriver. […] Ça fait des débuts d’année chambranlants. Il y a des écoles où on ne sait pas quels enseignants vont être attribués à quelles classes », a illustré Véronique Hivon.

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