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« Notre principal problème économique, c’est devenu la pénurie de main-d’œuvre », dit le maire de Gatineau

Un homme assis devant des micros.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin a rencontré les médias. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin a martelé mercredi que Gatineau et l'Outaouais faisaient face à une pénurie de main-d'oeuvre, parfois historique dans certains secteurs de la région.

Ce sont des milliers d’employés qui nous manquent à Gatineau, a expliqué M. Pedneaud-Jobin en point presse. On nous dit qu’à Maniwaki, il y a des postes qui ne trouvent pas preneurs. On n’a pas vécu ça souvent dans l’histoire de l’Outaouais.

Pour le maire, l'immigration est une des principales solutions pour pallier ce problème, mais ça prend un plan d’action plus vaste, croit-il.

D'autres moyens pourraient aussi être envisagées.

Est-ce qu’on aide les personnes âgées qui ont le goût de retourner au travail un certain nombre d’heures par semaine à y aller? Est-ce qu’on fait un effort particulier dans certains endroits par exemple où il y a dans les communautés autochtones où il y a de hauts taux de chômage? Est-ce qu’on fait un effort de formations pour aller chercher des travailleurs et des travailleuses comme eux? a-t-il demandé.

Il n'a toutefois pas souhaité prendre parti dans le débat actuel de la campagne électorale concernant les seuils en matière d'immigration, affirmant que ce n'était pas ça l'enjeu.

Un problème prioritaire pour certains employeurs

À Gatineau, il manque des employés dans les secteurs tels que le commerce au détail, la restauration, mais aussi le support administratif et la construction.

En juin, la Chambre de commerce de Gatineau (CCG) avait mené un sondage auprès de ses 900 membres. Sur les 250 répondants, 30 % considèrent que le problème de pénurie de main-d’œuvre comme la priorité. De plus, 40 % des petites et moyennes entreprises (PME) canadiennes ont des difficultés à trouver des employés en ce moment.

On ne pensait pas que le problème était si criant, assure le vice-président de la CCG, Jean Ravenda, également propriétaire du Club Piscine à Gatineau.

La CCG a mis en place un comité pour mieux outiller les entrepreneurs de la région.

Les entrepreneurs sont un peu démunis devant cette problématique […] ils n’ont pas les ressources pour régler ce problème-là en sortant des sentiers battus, croit M. Ravenda.

M. Ravenda juge que les solutions résident en partie dans l'immigration, mais il assure que c'est aussi à l'employeur de faire sa part, en allant chercher de jeunes diplômés, en réorganisant son entreprise et en sous-traitant.

Avant l’employeur attendait que l’employé vienne à lui, maintenant il doit être proactif, affirme-t-il. Selon les prévisions, cela va durer au moins 10 ans, donc on ne peut pas se mettre la tête dans le sable et attendre que le problème disparaisse.

Une étude sur les prévisions économiques de la région de l'Outaouais parue mercredi et réalisée par le Mouvement Desjardins indique que l’emploi devrait rester en progression, alors que le taux de chômage continuera à diminuer. Ce dernier atteindra 5,0 %, en moyenne, pour 2018 et pour 2019, un niveau légèrement moins élevé que celui qui sera observé au Québec, soit de 5,1 %.

À titre indicatif, il était de 7,4 % en 2015 en Outaouais.

Avec les informations de Nathalie Tremblay et d'Agnès Chapsal

Ottawa-Gatineau

Politique municipale