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Des feuilles de cannabis séchées dans un pot.

Au total, la légalisation, qui doit entrer en vigueur le 17 octobre, entraînera des coûts additionnels de 4 millions de dollars par année pour la Edmonton.

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

Radio-Canada

Le conseil municipal d'Edmonton a décidé de restreindre encore davantage la consommation de cannabis et de tabac sur son territoire. Il sera désormais interdit de fumer à moins de 10 mètres d'un édifice ou d'un arrêt d'autobus.

Le règlement modifié double la distance qui devra séparer les fumeurs des portes, des fenêtres et des terrasses d’édifice ainsi que des arrêts d’autobus.

« Il n’y a pas de solution parfaite. Il n’y a que la meilleure solution sur laquelle nous pouvons nous entendre, dans les délais qui nous sont imposés et avec toutes les perspectives différentes que nous devons concilier », a dit le maire Don Iveson à sa sortie du vote.

« En somme, nous avons un règlement simple et clair qui est harmonisé entre le tabac et le cannabis », ajoute-t-il.

Le maire avec un micro répond aux questions des journalistes.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Don Iveson, maire d'Edmonton

Photo : Radio-Canada

Il sera également interdit de fumer dans les parcs de la ville, y compris dans les terrains de jeu, les terrains sportifs et les parcs à chiens.

La réglementation de la capitale albertaine demeure cependant moins sévère que celle de plusieurs autres villes de la province, dont Calgary, qui ont banni la consommation de marijuana dans tous les lieux publics.

Les conseillers municipaux avaient déjà adopté les mêmes modifications le 10 juillet avant de revenir sur leur décision afin de pouvoir consulter davantage les Edmontoniens.

Près de 70 % des résidents ayant participé aux consultations se sont prononcés en faveur du resserrement de la réglementation.

Des commerçants inquiets

Plusieurs propriétaires de commerces ont cependant émis des doutes. Certains craignent que, dans certains cas, la consommation de cannabis ne soit impossible à l’intérieur d’un périmètre couvrant plusieurs coins de rue.

« Je pense qu’il y aura plusieurs conséquences importantes et imprévues », affirme le conseiller municipal Ben Henderson, qui a tenté sans succès de faire adopter une motion maintenant la limite à 5 mètres.

« En réalité, la distance actuelle, quand elle est bien respectée, fait ce qui a été adopté, c’est à dire protéger les non-fumeurs des fumeurs », explique-t-il.

Son collègue Michael Walters pense au contraire que les habitants d’Edmonton veulent la réglementation la plus sévère possible : « Plusieurs fois, les gens nous ont dit qu’ils voulaient que nous allions aussi loin que possible. »

La Ville s’attend à devoir engager au moins huit employés à temps plein pour imposer les nouvelles règles sur le cannabis à usage récréatif. Au total, la légalisation, qui doit entrer en vigueur le 17 octobre, entraînera des coûts supplémentaires de 4 millions de dollars par année pour la Ville.

Alberta

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