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Cannabis : les policiers ontariens se posent toujours plusieurs questions

Un dessin représentant des agents de police dont un a une plante de cannabis sur sa casquette.
La légalisation du cannabis a retenu l'attention des chefs de police ontariens réunis à Sudbury mardi. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

À quelques semaines de la légalisation du cannabis sur tout le territoire canadien, plusieurs corps policiers ontariens dénotent toujours le manque de clarté quant à l'application de certaines mesures de réglementation.

Le chef de la police du Grand Sudbury, Paul Pedersen, s’inquiète du manque de formation adéquate pour les policiers ontariens sur les mesures à prendre lors des contrôles routiers et dans les cas de possession de cannabis en quantité supérieure à la limite admise.

Il existe une formation en ligne au niveau fédéral, mais au niveau provincial, la formation n’a pas encore été mise en place. Nous ne pouvons pas former nos agents, car il n’existe rien encore, indique-t-il.

Paul Pedersen, chef de police du Grand SudburyAgrandir l’imageLe chef du Service de police du Grand Sudbury, Paul Pedersen Photo : Radio-Canada

M. Pedersen dit aussi ne pas savoir comment les agents seront censés évaluer la quantité de cannabis qu’un individu détient. En Ontario, les personnes âgées de 19 ans et plus pourront avoir en leur possession jusqu’à 30 grammes de la substance.

Est-ce que les agents devront avoir une balance sur la route pour peser la quantité ? Si un individu détient plus de 30 grammes, les policiers devront-ils lui remettre la portion légale ?

Paul Pedersen, chef de la police du Grand Sudbury

Un outil de détection qui sème le doute

Le chef Pedersen émet des doutes quant à l’outil de dépistage du cannabis approuvé par le gouvernement fédéral en août. Le Dräger DrugTest 5000 détecte la présence du THC, le principal psychotrope du cannabis, dans la salive.

Il estime que l’outil ne serait pas efficace à une température inférieure à 5 degrés Celsius.

Les températures baisseront bientôt et nous devons nous demander si cet outil est approprié pour le climat du Nord, déclare-t-il.

Le chef du Service de police d’Ottawa, Charles Bordeleau, relève également des « enjeux vis-à-vis la capacité et l’utilisation [de l'outil] sur le terrain ».

On va attendre de voir l’expérience des autres services de police. Nous, on a mis l’emphase sur la formation de nos agents de première ligne pour s’assurer qu’ils ont la formation de base et sur l’augmentation des experts en reconnaissance de drogues.

Charles Bordeleau, chef du Service de police d’Ottawa
Charles Bordeleau réponds aux questions du journaliste.Le chef du Service de police d'Ottawa (SPO), Charles Bordeleau. Photo : Radio-Canada

Dans un courriel envoyé à CBC, le ministère de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels souligne qu’il s’engage à travailler avec les corps de police pour qu’ils obtiennent les ressources dont ils ont besoin afin d’assurer la réglementation du cannabis.

Le ministère ajoute que le Collège de police de l’Ontario élabore une formation en ligne sur la Loi sur le cannabis que pourront suivre les policiers de la province dès l’automne.

La consommation récréative du cannabis deviendra légale le 17 octobre au Canada.

Avec les informations de CBC

Nord de l'Ontario

Drogues et stupéfiants