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La violence au sein du gang de rue Terror Squad vue par un expert

Gros plan sur le dessus d'un poignet gauche sur lequel sont tatouées les lettres «TS» qui débutent un bandeau où l'on peut lire les mots superposés «death», «before» et «dishonor».

Les tatouages font partie des signes d'appartenance et de loyauté au gang Terror Squad, a expliqué un membre de l'Unité des gangs de rue et des armes à feu de la police de Saskatoon, Trent Dybvig.

Photo : Police de Saskatoon

Radio-Canada

À Saskatoon, le procès d'une jeune femme qui a admis être membre du gang de rue Terror Squad permet d'en savoir plus sur le niveau de violence au sein du gang et ses caractéristiques grâce au témoignage d'un expert.

Shaylin Sutherland-Kayseas, 20 ans, est accusée de meurtre au premier degré dans la mort de Dylan Phillips, 26 ans, au mois d'octobre 2016. Mardi, le témoignage de l'expert de la couronne, Trent Dybvig, a été entendu dans le cadre du procès de la jeune femme.

Il y a environ 200 membres actifs au sein du Terror Squad à Saskatoon, selon Trent Dybvig qui est membre de l'Unité des gangs de rue et des armes à feu de la police de Saskatoon. Il a précisé que le gang sévit également à Prince Albert.

Cet expert a ajouté qu'il est en contact avec des membres du gang dans le cadre d’enquêtes ou en collaboration avec des informateurs. Il a donné des détails entourant la hiérarchie du groupe, qui évolue souvent, selon lui.

Deux leaders sont à la tête de l’organisation, a-t-il affirmé. Ils sont épaulés par des membres haut placés et ces derniers sont responsables de sous-groupes spécialisés dans différents domaines comme les armes, les vols, la violence et les drogues. Ce sont les drogues qui représentent la principale source de revenus du gang d'après l'expert.

Les haut placés dirigent de leur côté des membres du gang désignés comme étant des soldats. Ces derniers effectuent des missions et commettent des actes de violence et des cambriolages. Ils effectuent aussi le suivi de l’argent, des drogues et des armes, a expliqué Trent Dybvig.

Régner par la violence

L’entrée dans le gang Terror Squad se fait dans la violence, a rapporté l'expert. Il a raconté que pour intégrer le groupe, l’initiation consiste à se faire battre par plusieurs membres pendant au moins une minute.

La violence, qui peut aller jusqu’au meurtre, est utilisée comme forme d’intimidation au sein du gang. Elle peut aussi être dirigée contre d’autres gangs et contre des personnes associées à ses activités, toujours selon le membre de l'Unité des gangs de rue et des armes à feu de la police de Saskatoon.

Les signes distinctifs d’appartenance à un gang sont aussi présents au sein du Terror Squad, comme l'a souligné Trent Dybvig. Il explique que la forme la plus reconnaissable d'affiliation est basée sur le port de couleurs spécifiques. Les membres du Terror Squad portent du noir avec des touches de blanc. Les tatouages sur les poignets représentant le gang, notamment par des lettres, sont aussi d’autres signes d’affiliation.

Montrer ces signes est aussi une manière de prouver sa loyauté, ajoute l'expert.

Tuer pour un gang : un cas aggravant

Shaylin Sutherland-Kayseas est accusée d'avoir tiré sur Dylan Phillips chez lui en octobre 2016. Devant les tribunaux, elle a affirmé qu’elle l’avait tué par balle par accident, qu'elle a fait feu inopinément lorsque Dylan Phillips s'est jeté sur elle. Shaylin Sutherland-Kayseas a admis être membre du gang, mais insiste pour dire que les circonstances entourant la mort de l'homme de 26 ans ne sont pas associées au Terror Squad.

La procureure au dossier a expliqué que dans des cas de gang de rue, la peine est plus élevée si c'est prouvé que le crime a été commis en lien avec les activités du gang. « Juste être un membre d'un gang et commettre un acte de violence n’est pas suffisant », a cependant précisé Melodi Kujawa. « Il faut que ce soit fait en association avec ou au bénéfice d’une organisation criminelle ».

Le procès est en cours depuis le 10 septembre et se poursuivra mercredi. La jeune femme a plaidé non coupable.

Saskatchewan

Crimes et délits