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Des places gratuites en service de garde pour courtiser les nouveaux enseignants en Outaouais

Diane Nault répond aux questions d'un journaliste.
La présidente de la Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l'Outaouais, Diane Nault. Photo: Radio-Canada

La Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l'Outaouais (CSHBO) offre la gratuité du service de garde scolaire aux nouveaux enseignants et professionnels qui ont des enfants, afin d'attirer un plus grand nombre de ces travailleurs. Il s'agit d'une première dans la région.

La CSHBO, qui doit composer avec une pénurie de main-d’oeuvre, offre aussi de payer les frais scolaires aux nouveaux enseignants et professionnels qui n’ont pas d’enfant.

Le conseil des commissaires a passé une commande à son directeur général à savoir comment ils peuvent faire en sorte que les gens aient le goût de venir travailler chez nous : c’est quoi le petit ''plus'' qui va faire en sorte qu’ils vont venir dans les régions au lieu des secteurs urbains, a expliqué la présidente de la commission scolaire, Diane Nault.

Cette politique est à coût nul pour la CSHBO, selon son directeur général, Fernand Paré. Il fallait être imaginatifs et créatifs pour attirer de nouveaux employés, a-t-il dit.

Fernand Paré répond aux questions d'un journaliste.Le directeur général de la Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l'Outaouais, Fernand Paré. Photo : Radio-Canada

M. Paré a affirmé que la CSHBO dispose d’une marge de manoeuvre financière qui lui permet d’absorber la renonciation de ces revenus. Ça vient s’ajouter à la beauté des paysages de la région et du fait que les gens sont accueillants dans la vallée de la Gatineau et dans le Pontiac, a-t-il lancé, sourire aux lèvres.

Il a indiqué que la CSHBO est nouvellement en croissance et que des places sont disponibles dans les services de garde et dans les classes, ce qui permet à la commission scolaire d’adopter ces mesures incitatives.

Quant au succès de ces mesures, la présidente Nault voit déjà des impacts. On avait au-dessus de 30 enseignants et professionnels à trouver et je crois qu’on les a presque tous trouvés, a-t-elle raconté.

Espérance Nkinabacura, arrivée au Canada il y a sept ans, a décidé de quitter Sherbrooke, sa ville d'accueil, pour venir s'établir à Maniwaki cette année. Elle a commencé à travailler à titre de conseillère en formation scolaire à la CSHBO le 10 septembre dernier. Je ne connaissais pas Maniwaki, mais ça m'intéressait, a-t-elle dit.

Espérance Nkinabacura répond aux questions d'un journaliste devant la rivière des OutaouaisEspérance Nkinabacura a commencé à travailler au sein de la CSHBO au début de l'année scolaire 2018-2019. Photo : Radio-Canada

Pour moi, ce n'est pas une question d'argent, c'est une question de travailler dans ce que j'aime faire, a-t-elle conclu.

Avec les informations de Martin Robert

Ottawa-Gatineau

Éducation