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Dominique Brown critique la position de la CAQ sur l’immigration

Dominique Brown, président de Chocolats Favoris.
Dominique Brown, président de Chocolats Favoris, dit être touché par la pénurie de main-d'oeuvre. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le propriétaire de Chocolats Favoris estime que la proposition de la Coalition avenir Québec (CAQ) d'abaisser les seuils d'immigration n'a pas de sens face à l'importante pénurie de main-d'œuvre au Québec. L'homme d'affaires a dû lui-même prêter main-forte à ses employés dans une succursale de Québec, lundi.

Dominique Brown a fait une sortie sur les réseaux sociaux mardi pour mettre la lumière sur l’enjeu de la pénurie de main-d’oeuvre.

Il dit avoir dû « personnellement faire de la caisse » lundi soir à sa chocolaterie de l'avenue Cartier à Québec pour donner un coup de main à son équipe qui manquait de personnel.

Selon Dominique Brown, les 9 chocolateries de l’entreprise dans la région de Québec ont quelque 135 postes disponibles actuellement. Or, malgré sa notoriété, Chocolats Favoris n’a reçu que sept curriculum vitae pour pourvoir ces postes.

Dominique Brown se dit convaincu que l’immigration est la solution à la pénurie de main-d’œuvre. Il estime que la proposition de la CAQ sur l'immigration est un non-sens.

« Moi, je trouve que la diminution des seuils, ça n’a aucun bon sens. Il faut vraiment qu’on travaille davantage sur notre capacité d’accueil », plaide l’entrepreneur.

L’immigration, ce n’est pas une option, c’est quelque chose d’absolument nécessaire, qui est criant.

Dominique Brown, propriétaire de Chocolats Favoris

Il estime que l’immigration devrait être l’enjeu prioritaire des politiciens pour assurer la croissance économique du Québec.

« Il faut que tout le monde, les gouvernements, la population se réveillent à cet enjeu et soient d’abord et avant tout accueillant[s] et conciliant[s], et comprennent que notre avenir en tant que Québécois va passer par l’immigration. »

De son côté, le maire Régis Labeaume, qui réclame plus d’immigrants francophones à Québec, souhaite aussi que l’enjeu de la main-d’œuvre soit priorisé par les partis.

Il leur demande de faire connaître leurs solutions « pour régler le problème économique le plus grave, maintenant et les prochaines années ».

« Je pense que ça devrait se prendre maintenant, les engagements. [...] Quel est le plan de main-d’œuvre qui est mis de l’avant pendant la campagne? Je cherche ça », dit-il.

« Pas moins de travailleurs », dit la CAQ

La candidate caquiste dans Louis-Hébert, Geneviève Guilbault, dit prendre acte de la sortie de Dominique Brown.

Mme Guilbault soutient que moins d’immigrants ne signifie pas moins de travailleurs.

« Mathématiquement, prendre moins d’immigrants qui vont rester au Québec est avantageux versus en prendre plus dont une bonne partie qui quitte. »

Elle fait valoir qu’un gouvernement de la CAQ travaillerait à mieux réussir leur intégration et faire en sorte que moins d’immigrants ne quittent le Québec.

Selon une étude de l'Institut du Québec (IdQ) publiée mardi, 84 % des immigrants sont toujours au Québec cinq ans après leur arrivée, comparativement à 91 % d'entre eux en Ontario.

Quant aux très récents immigrants, ceux arrivés depuis moins de cinq ans, leur taux d'emploi est passé de 57,8 % en 2007 à 65,8 % en 2017.

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