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Les libéraux accusent la CAQ de menacer l’économie de la Capitale-Nationale

Sébastien Proulx entouré de candidats du PLQ dans la région de Québec
Sébastien Proulx entouré de candidats du PLQ dans la région de Québec Photo: Radio-Canada

Le Parti libéral du Québec (PLQ) avait convoqué la presse, mardi matin, « concernant les véritables enjeux de la région » de la Capitale-Nationale. Finalement, les candidats libéraux ont surtout attaqué les positions de la Coalition avenir Québec (CAQ), sans offrir d'alternatives concrètes.

Un texte d’Alexandre Duval

« On a l'impression que ça fait l'affaire des adversaires de passer sous silence les défis et les enjeux propres à Québec et aux régions de Portneuf, de la Côte-de-Beaupré, de l'île d'Orléans et de Charlevoix », a lancé Sébastien Proulx, candidat dans Jean-Talon.

Au cours des derniers jours, le Parti québécois (PQ) a pourtant présenté des priorités régionales, tout comme la Coalition avenir Québec (CAQ), qui a publié une plateforme régionale contenant une vingtaine de priorités.

Une plateforme « dont personne ne se souvient », estime M. Proulx.

« La Coalition avenir Québec a fait le choix de vous présenter un document où il y a 21 priorités. Il y en a une priorité! La priorité de toutes les priorités, c’est l’économie de Québec et de la région de la Capitale-Nationale, de Portneuf à Charlevoix », a-t-il insisté.

Selon M. Proulx, il existe trois « freins potentiels à la croissance économique de la Capitale-Nationale » : la pénurie de main-d’œuvre, les enjeux de mobilité et la CAQ elle-même.

Qui met en péril le niveau de vie et la qualité de vie des gens [...]? Ce sont les adversaires.

Sébastien Proulx, candidat libéral dans Jean-Talon

Pas de propositions concrètes

M. Proulx a profité de l’occasion pour tourner en dérision des propositions principales de la CAQ en ces matières.

Réduire les seuils d’immigration ne ferait que créer davantage de problèmes de recrutement de la main-d’œuvre, selon lui.

Sur la question du transport, un troisième lien construit à la hâte et « mal planifié » ne serait bon pour personne, mentionne Sébastien Proulx en évoquant l'échéancier suggéré par la CAQ qui souhaiterait amorcer les travaux à l'intérieur d'un premier mandat.

« Moi, même à pied, je ne le prendrais pas, son pont », a-t-il ironisé.

Interrogé sur les propositions concrètes du PLQ pour la Capitale-Nationale, M. Proulx n’en a toutefois pas énuméré.

Il a plutôt rappelé certaines promesses faites par la campagne nationale de son parti, comme améliorer l’accès à la formation professionnelle et technique ou augmenter le seuil de revenu non imposable pour permettre aux aînés de rester sur le marché de l’emploi plus longtemps.

Vous allez voir au cours des prochains jours et des prochaines semaines nos engagements se décliner par rapport à la région.

Sébastien Proulx, candidat libéral dans Jean-Talon

M. Proulx se défend d’attendre trop longtemps avant de présenter les promesses régionales de son parti.

Il affirme que les candidats libéraux feront beaucoup de rencontres dans les prochains jours et qu’il reste plus de deux semaines avant la fin de la campagne électorale.

« Méprisant pour les fonctionnaires »

Interrogée sur les réels avancements du bureau de projet sur le troisième lien, la candidate libérale dans Chauveau, Véronyque Tremblay, a voulu dissiper l’impression que personne n’y travaille vraiment.

Mme Tremblay a rappelé qu’une équipe de huit personnes est affectée à ce bureau de projet et que les faits saillants de l’étude des besoins ont été présentés au mois d’août.

Pourquoi alors les journalistes sont-ils incapables de visiter les locaux du bureau de projet? Ce n’est pas pertinent, dit Mme Tremblay.

Une demande de visite pour aller voir si les travailleurs travaillent, honnêtement, je pense que c'est mépriser nos fonctionnaires.

Véronyque Tremblay, candidate libérale dans Chauveau

« Est-ce qu'on a besoin d'aller voir notre enseignant enseigner pour voir qu'il enseigne à notre enfant? Non. On voit le progrès de notre enfant », a-t-elle illustré.

Politique