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Santé publique Ottawa défend le rôle des centres d'injection supervisée

Une femme.
La Dre Vera Etches a déclaré que le gouvernement Ford devrait continuer à financer les sites de consommation supervisée. Photo: Radio-Canada / Matthew Kupfer/CBC
Radio-Canada avec CBC

La médecin-chef de Santé publique Ottawa (SPO), Vera Etches, a écrit à la ministre de la Santé de l'Ontario, Christine Elliott, pour défendre le rôle des centres d'injection supervisée.

La Dre Etches assure que ces centres fonctionnent bien et montrent aux utilisateurs de drogues que quelqu'un se soucie d'eux.

Le traitement efficace des dépendances exige qu’on rejoigne une population marginalisée aux prises avec des problèmes complexes de santé mentale, physique et socioéconomique, écrit-elle dans une missive adressée à la ministre. Les services de réduction des méfaits, notamment les services d’injection supervisée, peuvent être un point de départ pour rejoindre les personnes marginalisées.

Le premier ministre Doug Ford s’est dit « absolument contre » les centres d’injection supervisée, préférant investir dans la désintoxication. En revanche, sa vice-première ministre, Christine Elliott, aussi ministre de la Santé, a affirmé qu’elle était en faveur de ces centres. Elle a avoué du même coup que la décision de les conserver ne lui reviendrait pas exclusivement.

Notre gouvernement s'engage à fournir l'aide nécessaire aux personnes qui souffrent d'une dépendance. La ministre Elliott examine les dernières données, les preuves et les modèles actuels de centres d'injection supervisée, a indiqué par courriel l'attachée de presse de la ministre.

Depuis, en août, le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario a déclaré qu'il n'approuverait aucun nouveau site de prévention des surdoses jusqu'à nouvel ordre.

La Dre Etches a dit lors de la réunion du conseil de santé de lundi qu'elle avait envoyé une lettre à Christine Elliott peu après.

Les données montrent qu'ils aident à réduire les surdoses et la transmission des maladies transmises par le sang, ainsi que les problèmes communautaires tels que la consommation de drogues et les aiguilles jetées, a-t-elle déclaré.

Les quatre centres à Ottawa aident les patients à faire des changements à long terme.

Cela nous a permis de nouer des relations avec des clients qui auparavant ne venaient que pour récupérer des aiguilles et partaient, a-t-elle soutenu.

Selon l'Agence de santé publique du Canada, plus de 8000 personnes sont mortes des suites d'une surdose d'opioïdes entre janvier 2016 et mars 2018, dont 1036 entre janvier et mars de cette année.

Plus que des données

Grâce aux relations qu'elles établissent avec les utilisateurs, les infirmières peuvent les aider à résoudre certains problèmes sous-jacents et à gérer leurs dépendances, croit la Dre Etches.

Ils sentent vraiment que quelqu'un se soucie d'eux et est là pour les aider à diminuer leur utilisation, ajoute-t-elle.

La médecin-chef a indiqué que la Ville envoie des rapports réguliers à la province sur le nombre de personnes utilisant ces services, mais elle veut aussi que la ministre connaisse ces chiffres.

Dans sa lettre, elle a encouragé la ministre à s’assurer que le personnel de première ligne soit entendu lors de l’examen du financement provincial mené par le gouvernement.

Ottawa-Gatineau

Santé publique