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Le CFT veut travailler sur la rétention de son personnel

Une enseigne avec un logo sur un immeuble.
Le Centre francophone de Toronto Photo: Radio-Canada / Cédric Lizotte
Radio-Canada

Le grand roulement des employés reste le défi numéro un pour le Centre francophone de Toronto (CFT), qui tenait son assemblée générale annuelle lundi soir.

Un texte de Jean-François Morissette

Les salaires peu compétitifs, le coût de la vie élevé à Toronto et les problèmes internes sont les sources indiquées par la direction du CFT pour expliquer le roulement encore élevé du personnel.

L’an dernier, l’organisme avait été plongé dans une crise qui avait mené à un changement dans la direction. Aujourd’hui, Florence Ngenzebuhoro, la directrice générale du CFT, estime que la « crise » est derrière l’organisme qui offre des services de santé et d’immigration pour les Torontois francophones. Toutefois, quelques défis restent à relever, concède-t-elle, notamment la rétention du personnel.

Je ne peux pas dire que tout est réglé, mais je peux dire que tout est en voie de l'être. [...] Nous avons entamé des rencontres auprès du personnel pour comprendre ce qui pourrait les faire rester.

Florence Ngenzebuhoro, directrice générale du Centre francophone de Toronto

La directrice générale note qu’elle souhaite personnellement rencontrer les employés au cours des prochaines semaines pour tenter de trouver des solutions.

Une dame avec des papiers à la main.La directrice générale, Florence Ngenzebuhoro Photo : Radio-Canada / Jean-François Morissette

Mme Ngenzebuhoro assure par ailleurs que la restructuration des services, qui a eu lieu en mars dernier, a eu un effet bénéfique sur le CFT et que cela a permis de mieux positionner l’organisme au sein de la communauté.

L’un des problèmes récurrents du Centre au cours des dernières années était celui de la rétention des médecins.

Interrogée à ce sujet, Mme Ngenzebuhoro espère avoir enfin tourné la page sur cet épisode, alors que le CFT emploie désormais trois médecins à plein temps et un à temps partiel.

Des postes en suspens

Quatre postes au sein du CFT ont été créés grâce à une subvention du défunt ministère des Affaires civiques et de l’Immigration de l’Ontario. Avec la venue du nouveau gouvernement dirigé par Doug Ford, ce ministère a été absorbé par celui des Services à l'enfance et à la jeunesse. La directrice générale note que la situation reste encore floue à ce sujet et elle ne sait pas si le CFT pourra conserver le financement qui lui permet de s'offrir ces quatre employés.

Nous avons soulevé le point auprès de la ministre déléguée des Affaires francophones, Caroline Mulroney, la semaine dernière, et nous allons poursuivre les discussions, insiste néanmoins Mme Ngenzebuhoro.

Quatre objectifs pour 2018-2019

  • Participation à la mise en place de l'Université de l'Ontario français
  • Plus de services en français dans la région de Peel et à l'aéroport Pearson
  • Accueil des clients centralisé
  • Mise en place de services à distance

Fin des spectacles culturels?

Au cours de la dernière année, le CFT a mis fin aux subventions allouées aux spectacles culturels. Selon la directrice générale, ce n’était pas dans le mandat de l’organisme de participer à ce genre d’activités.

Un document devant des gens.Le rapport annuel du Centre francophone de Toronto Photo : Radio-Canada / Jean-François Morissette

Souvent, le Centre francophone était vu comme un organisme qui recevait toutes les subventions. En arrêtant de faire des spectacles culturels, on va pouvoir laisser plus de place aux autres, explique-t-elle.

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