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Le Québec a encore du mal à retenir ses immigrants, selon une étude

Des immigrants, tous des hommes, écrivent assis à une longue table.

Le programme Interconnexion de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain permet à de nouveaux arrivants qualifiés de décrocher un travail qui correspond à leurs compétences plutôt qu’un emploi de subsistance.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Si l'accès au marché du travail s'améliore chez les immigrants, leur intégration et leur rétention au Québec sont loin d'être acquises. C'est ce que constate l'Institut du Québec (IdQ) dans un nouveau rapport publié mardi.

Un texte de Kim Vermette

Alors que l'enjeu de l'immigration continue de susciter la controverse au coeur de la campagne électorale québécoise, l'institut affilié au HEC Montréal espère rectifier certains faits.

En 2016, une première étude de l'IdQ s'alarmait de la situation de l'intégration des immigrants. Deux ans plus tard, une nouvelle analyse, basée sur différentes données statistiques, révèle que la situation a évolué.

Depuis 2018, le défi majeur que le Québec avait est en train de diminuer. , affirme la directrice générale de l'IdQ, Mia Homsy. Le taux de chômage des immigrants est désormais de 6 % dans la province, qui arrive derrière l'Ontario et la Colombie-Britannique.

La situation a changé, c'est important de le savoir.

Mia Homsy, directrice générale de l'Institut du Québec

Le Québec fait toutefois face à certains défis pour retenir les immigrants. L'analyse de l'IdQ montre que 84 % des immigrants sont toujours au Québec cinq ans après leur arrivée, contrairement à 91 % d'entre eux en Ontario. Donc, il y a un écart de six points. Si on avait même le taux qu'en Ontario, qu'est-ce que ça représenterait? C'est environ 2500 immigrants de plus qui seraient au Québec chaque année., explique Mme Homsy.

Faits saillants :

  • Entre janvier et août 2018, le taux de chômage des immigrants âgés de 25 à 54 ans a chuté de plus de 2 points de pourcentage, passant de 8,1 % à 6 %.
  • En 2017, le taux de chômage des immigrants très récents (moins de cinq ans) âgés de 25 à 54 ans s’élevait à 14,1 % au Québec, alors qu’il atteignait 9,3 % en Ontario et 7,3 % en Colombie-Britannique.
  • Le taux d’emploi des immigrants âgés de 25 à 54 ans au Québec est en hausse depuis 2014 et a presque rattrapé celui observé en Ontario.

Source : Institut du Québec (IdQ)

La difficulté de l'intégration

ALPA (Accueil Liaison pour Arrivants) est un service d'aide aux immigrants qui existe depuis 35 ans et qui accompagne, chaque année, environ 4000 personnes immigrantes. Son directeur, René Fréchette, est à même de constater la difficulté des immigrants à s'intégrer sur le marché du travail.

Selon lui, on a tendance à minimiser l'importance du processus d'accompagnement pour qu'une intégration réussisse. On saisit mal le temps nécessaire pour réussir une intégration.

Il déplore que les services d'aide actuels des gouvernements ne soient offerts que pendant cinq ans, alors que l'intégration des nouveaux arrivants peut prendre davantage de temps.

En pleine campagne électorale, il aimerait que le débat porte davantage sur les moyens d'intégrer les immigrants.

Il y a un mot qui a pris à peu près toute la place, c'est seuil.

René Fréchette, directeur général ALPA

« Mon expérience, c'est que ce n'est pas la quantité [d'immigrants qui compte], c'est le fait d'être capable de leur donner les bons outils et c'est là la grande question qu'on devrait s'adresser en pleine campagne », dit-il.

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