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Le Cinéma Moderne ouvre ses portes

Une salle de cinéma avec quelques dizaines de sièges et un grand écran sur lequel il est écrit «Cinéma moderne».

Le Cinéma Moderne a ouvert le 17 septembre 2018.

Photo : Danny Taillon

Radio-Canada

Depuis quelques heures, Montréal a officiellement une nouvelle salle consacrée au septième art. Situé sur le boulevard Saint-Laurent, dans le quartier Mile-End, le Cinéma Moderne a ouvert ses portes lundi. Outre les projections de films, l'espace abrite aussi un studio de postproduction et un café-bar.

Après un an de travaux et autres préoccupations d’ordre logistique, c’était le grand jour pour les propriétaires du Cinéma Moderne Roxanne Sayegh et Alexandre Domingue. Ce dernier, patron du studio de postproduction Post-Moderne (qui partage les lieux avec le cinéma), réalise un rêve de 25 ans, a-t-il expliqué en entrevue avec Catherine Richer lundi au 15-18.

Son association avec l’ancienne directrice générale des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) permet ainsi la naissance d’une salle de 54 places, dont l'équipement est à « la fine pointe de la technologie », avec un projecteur 4K et un système Dolby Atmos.

Les projections commenceront à partir de 19 h, et les places sont numérotées. Les billets pour les adultes coûtent 11,50 $ (taxes incluses), si achetés jusqu’à la veille de la projection, ou 13 $ le jour même.

Roxanne Sayegh parle d’un « modèle non traditionnel » en ce qui concerne la programmation. Beaucoup de films seront projetés chaque semaine, avec des projections étalées parfois sur plusieurs mois, ce qui permettra aux œuvres d’avoir une durée de vie bien plus longue que d’habitude.

Roxanne Sayegh et Alexandre Domingue posent devant la porte du Cinéma moderne, debout en croisant les bras.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Roxanne Sayegh et Alexandre Domingue, propriétaires du Cinéma Moderne à Montréal

Photo : Danny Taillon / Post moderne

L’éclectisme devrait être au rendez-vous, avec des courts et des longs métrages, des films grand public, des classiques, des documentaires ou encore des œuvres découvertes dans les festivals mais ne bénéficiant d’aucune autre sortie au Québec.

Pour sa première semaine, Borg VS McEnroe (lundi soir), un des chefs-d’œuvre d’Alfred Hitchcock, Vertigo (samedi après-midi), et le dernier film dans lequel a tourné Albert Millaire, La zone (dimanche), font partie des œuvres au programme. Le tout se terminera avec Blade Runner 2049, en présence de Denis Villeneuve.

Le Cinéma Moderne voit le jour dans un contexte difficile, alors que la fréquentation des salles obscures connaît parfois des difficultés. L’un des plus célèbres cinémas indépendants au Québec, l’Excentris, a dû fermer ses portes au public en 2015. Roxanne Sayegh affirme par contre que son projet bénéficie d’atouts indéniables. Outre la programmation, elle cite la localisation de la salle de cinéma.

C’est un quartier assez central, pas seulement résidentiel. Beaucoup de monde y travaille. Il y a aussi beaucoup de familles dans le quartier qui ont envie de partager leur passion pour le cinéma.

Roxanne Sayegh

S’ajoute à cela le café-bar « qui permet un espace de socialisation ». Autre atout : il sera possible de boire de l’alcool tout en regardant les films, chose pour l’heure interdite dans les autres salles obscures montréalaises.

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