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Le concours de la relève en cuisine Serge Bruyère ressuscité

Un cuisinier à l'oeuvre dans la cuisine d'un restaurant.

Un cuisinier à l'oeuvre dans la cuisine d'un restaurant (archives)

Photo : iStock / gorodenkoff

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après plus de 10 ans d'absence, la Société des chefs cuisiniers et pâtissiers du Québec (SCCPQ) ressuscite le concours de la relève Serge Bruyère, une compétition à l'échelle provinciale qui vise à reconnaître le talent de la relève québécoise en gastronomie.

Un texte d'Allison Van Rassel

Dans une industrie où peu soulignent l’importance de la relève, la direction de la SCCPQ croit qu’un concours à l’image du grand chef de renom Serge Bruyère, soulignant ainsi son apport inestimable à l’avancement de la gastronomie dans la région de Québec, peut faire une grande différence dans un parcours d’apprentissage.

Les participants seront sollicités à y participer dans les différents établissements d’enseignement de la province.

« On veut reconnaître le talent des jeunes qui maîtrisent bien les bases de la cuisine, explique Sébastien Bonnefis, président de la SCCPQ pour la région de Québec. Le respect de l’hygiène et les techniques de travail aussi. »

Dans les années 90, M. Bonnefis a occupé le poste de chef pâtissier au célèbre restaurant de Québec À la table de Serge Bruyère. Aujourd’hui, il coordonne le programme de restauration au Collège Mérici, en plus d’y enseigner son métier.

« L’industrie n’a pas bonne presse et de moins en moins de jeunes s’inscrivent dans nos programmes. Un concours comme celui-ci est essentiel pour stimuler et encourager la relève en cuisine. »

— Une citation de  Sébastien Bonnefis, président de la SCCPQ région de Québec

Redorer l’image de la SCCPQ

Nommé à la tête du chapitre de Québec en janvier 2018, Sébastien Bonnefis veut redorer l’image du plus vaste regroupement professionnel de métiers de bouche au Québec qui compte près de 800 membres en province.

« C’est vu par les jeunes comme un cercle fermé de la vieille garde de l’industrie de la restauration du Québec. On va briser ça et on va surtout mettre de l’énergie à reconnaître la relève. »

— Une citation de  Sébastien Bonnefis, président de la SCCPQ oour la région de Québec

« C’est aussi une belle occasion pour eux d’entrer en contact avec des chefs de renom et réseauter », poursuit-il. La SCCPQ compte parmi ses membres Jean-Luc Boulay, Daniel Vézina et Stéphane Modat, qui a été couronné par ses pairs du titre de chef cuisinier de l’année en 2017.

Lors de la finale, différentes épreuves devront être exécutées, notamment celle de cuisiner une quiche. Les participants seront jugés sur la technique et le goût par un jury composé de professionnels de l’industrie.

M. Bonnefis souligne que le concours aura lieu sans l’aide de commandites. Il vise la reconnaissance d’un concours qui se démarque par sa crédibilité.

« On veut choisir la qualité des ingrédients avec lesquels nos finalistes vont cuisiner, dit-il. On ne veut pas se faire offrir des ingrédients de seconde qualité. »

Une décision à l’image de l’importance qu’accordait le chef Serge Bruyère au travail de l’artisan.

Les inscriptions sont en cours pour l'événement dont la grande finale aura lieu à l’École hôtelière de la Capitale en mars 2019. Une bourse d’un peu plus de 1000 $ sera offerte à la personne gagnante.

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