•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les enjeux municipaux de Toronto éclipsés par l'affrontement avec Queen's Park

Des voies ferrées et la Tour CN
Le centre-ville de Toronto. Photo: Radio-Canada / Kate McGillivray/CBC News

Les logements abordables, la violence armée et la congestion routière sont autant d'enjeux électoraux importants pour la population torontoise. Toutefois, ils n'ont pas encore retenu l'attention des médias à cinq semaines d'une élection municipale toujours prévue pour le 22 octobre.

un texte de Lyne-Françoise Pelletier

Pourtant, le maire John Tory et sa principale adversaire, Jennifer Keesmaat, font régulièrement des points de presse pour annoncer les différents volets contenus dans leur programme.

Ils utilisent aussi les médias sociaux pour faire connaître leurs promesses électorales ou pour dénoncer celles de leurs adversaires.

Les enjeux de la campagne municipale de Toronto

  • logements abordables
  • congestion routière
  • transport public
  • sécurité routière et piétonnière
  • violence armée

Tous les yeux sont tournés vers Queen's Park, estime Myer Siemiatycki, politologue de l'Université Ryerson.

La lutte avec le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, pour réduire le nombre d'élus qui siègent au sein du conseil municipal de Toronto fait couler beaucoup d'encre, selon lui.

Elle éclipse la couverture médiatique normale des élections municipales.

Myer Siemiatycki politologue de l'Université Ryerson.

M. Siemiatycki ajoute que les médias ont l'habitude d'intensifier leur couverture des élections municipales après la fête du Travail. Jusqu'au jour du scrutin, les enjeux, les candidats et les courses importantes à suivre dans les arrondissements sont habituellement identifiés pour les électeurs.

Des gens assis devant des ordinateurs en rond.La salle du conseil municipal de Toronto. Photo : Capture d'écran

Trop important

Ce qui se passe à Queen's Park est trop important, épuisant et compliqué. Les salles de nouvelles ne veulent rien manquer, note par ailleurs Paul Knox, professeur de journalisme à l'Université Ryerson.

Il y a donc moins de journalistes et moins d'espace pour couvrir les enjeux importants pour les citoyens, ajoute-t-il.

M. Knox souligne une autre difficulté.

Les candidats ne savent plus où donner de la tête. Les arrondissements ne cessent de changer de 47 à 25 pour revenir au point de départ.

Paul Knox professeur de journalisme à l'Université Ryerson.

Le professeur de journalisme souligne que c'est difficile d'assurer une couverture équitable dans une telle situation.

Il y a trop de variations, ce qui est vrai aujourd'hui ne l'est plus demain, insiste-t-il.

Politique municipale

Politique