•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un revenu universel pour le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie

Des billets de devises canadiennes

Le projet pilote de l'Alliance revenu de base des régions de l'Est s'étalerait sur 20 ans et profiterait à tous les gens du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.

Photo : Getty Images / joshlaverty

Radio-Canada

Des organismes communautaires profitent de la campagne électorale québécoise pour proposer un projet détaillé d'assurance de revenu de base « inconditionnel et universel ».

Un texte de Marie-Josée Paquette-Comeau

Regroupés sous l’Alliance revenu de base des régions de l’Est (ARBRE), les organismes estiment que l’assurance permettrait à tous les résidents du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, sans exception, d'avoir un revenu de base minimum.

Un revenu minimum de 27 000 $

Le montant serait calculé selon la mesure du panier de consommation de leurs MRC.

L’ARBRE explique que le revenu de base serait modulé selon les revenus déclarés à l’impôt. Le gouvernement pourrait ainsi récupérer les revenus excédents, advenant les cas où les revenus correspondraient à plus de 150 % de la Mesure du panier de consommation (MPC).

Par exemple, avec une MPC de 18 000 $, les Bas-Laurentiens auraient droit à une assurance de revenu de base de 9000 $, ce qui totalise 27 000 $. Ce montant correspond au niveau de revenu minimal pour permettre une réelle sortie de la pauvreté selon le Regroupement des assistées sociales et assistés sociaux du Témiscouata.

Actuellement, le seuil de faible revenu de la (MPC) est établi autour de 18 000 $ par année, selon le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

Mario Paquet du Regroupement des assistées sociales et assistés sociaux du Témiscouata

Mario Paquet du Regroupement des assistées sociales et assistés sociaux du Témiscouata

Photo : Radio-Canada

Dans le projet déposé par ARBRE, le montant serait inconditionnel et cumulable à d’autres revenus. Le projet pilote s’étalerait sur une durée de 20 ans.

On pourra évaluer les impacts économiques, sociaux, sur la santé, l’éducation, la démographie sur l’environnement même!

Mario Paquet, membre Regroupement des assistées sociales et assistés sociaux du Témiscouata

Mais à quel prix?

L’Alliance estime le coût annuel de ce programme à près de 2 milliards. Toujours selon les chiffres du groupe, le gouvernement investit actuellement un peu plus d'un milliard pour des programmes de soutien au revenu, ce qui serait annulé avec la nouvelle assurance. Donc, selon l’ARBRE, le coût marginal annuel du projet-pilote est estimé à 800 millions de dollars.

ARBRE interpelle les candidats

L’Alliance profite des élections provinciales pour faire la promotion de ce projet-pilote. Elle espère que les futurs élus débattront de la question au-delà de la présente campagne électorale.

Qu’ils gagnent ou qu’ils perdent les élections, on veut que les candidats s’embarquent dans la réflexion.

Mario Paquet, membre Regroupement des assistées sociales et assistés sociaux du Témiscouata

D’ailleurs, l’Alliance salue la proposition de Québec solidaire qui s'engage à mettre en place, advenant son élection, un projet-pilote de revenu minimum garanti auprès de 12 000 Québécois.

Carol-Ann Kack parle dans un micro identifié aux couleurs de Radio-Canada

Carol-Ann Kack, candidate de Québec solidaire dans la circonscription de Rimouski-Neigette

Photo : Radio-Canada

La candidate de Québec solidaire dans la circonscription de Rimouski, Carol-Ann Kack, présente à l’annonce de l'ARBRE, explique que ce projet-pilote devrait être étendu, à terme, sur l’ensemble du territoire.

En ce moment, on va faire une transition avec un projet-pilote, mais dans l’objectif que ce soit un revenu minimum garanti pour toute la population.

Carol-Ann Kack, candidate de Québec solidaire pour la circonscription de Rimouski

Le député sortant et candidat du Parti québécois, Harold LeBel était aussi présent à la conférence de presse organisée par l’ARBRE. Il se dit en faveur de cette initiative, mais il cite plusieurs obstacles majeurs, notamment la négociation avec le gouvernement fédéral.

Pour avoir un vrai revenu de base, il faut l’indépendance du Québec.

Harold LeBel, candidat du Parti québécois pour la circonscription de Rimouski
Harold LeBel, candidat du Parti québécois dans la circonscription de Rimouski

Harold LeBel, candidat du Parti québécois dans la circonscription de Rimouski-Neigette

Photo : Radio-Canada

Le candidat ajoute que la logistique d’un tel programme peut s’avérer périlleuse.

À La Pocatière, les gens auraient droit à un revenu de base, mais pas à Saint-Roch-des-Aulnais qui est dans Chaudière-Appalaches? Vous voyez, des petits problèmes qui peuvent devenir gros.

Harold LeBel, candidat du Parti québécois pour la circonscription de Rimouski

Le candidat du Parti libéral du Québec, Claude Laroche, ainsi que son homologue de la Coalition avenir Québec, Nancy Lévesque, n’étaient pas présents à la conférence de presse.

L’Alliance revenu de base des régions de l’Est lancera une série de consultations à l’automne pour favoriser une réflexion collective sur le sujet.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Économie