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Choc post-traumatique : des parents en deuil réclament plus de soutien

L'homme quitte sa résidence vêtu de son uniforme et de son sac de travail à la main.

Robbie Curtis s’est enlevé la vie le 22 août dernier à l’âge de 37 ans.

Photo : Ken et Patti Curtis

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un ambulancier paramédical de la région de Regina-Qu'Appelle s'est enlevé la vie au mois d'août après avoir souffert pendant des années d'un trouble de stress post-traumatique. Ses parents lancent un cri du cœur, demandant de meilleurs soins pour les personnes aux prises avec ce tourment.

Robbie Curtis s’est enlevé la vie le 22 août dernier à l’âge de 37 ans.

Il a commis l’irréparable à deux rues de la maison familiale. Après le drame, ses parents ont reçu de nombreuses lettres témoignant de la bonté et de la compassion dont faisait preuve leur fils.

Ken et Patti Curtis estiment que le travail de leur fils comme ambulancier paramédical a eu de graves répercussions sur sa vie quotidienne.

« Je me réveillais et je l’entendais crier à propos de bébés décédés », raconte sa mère. Patti Curtis a aussi remarqué que son fils buvait plus d’alcool qu’à l’habitude.

Un appel à l'aide

Robbie Curtis s’est confié à ses parents au sujet de ses difficultés. Ces derniers l’ont encouragé à consulter un médecin.

Ken et Patti Curtis ont aussi cherché à obtenir des services de consultations privés pour leur fils, sans succès.

Finalement, Robbie Curtis a déposé une demande de soins pour le trouble de stress post-traumatique à la Commission des accidents du travail de la Saskatchewan. Ce n’est qu’à partir de ce moment que la Commission a accepté de financer les traitements de l'ambulancier auprès d’un thérapeute expérimenté.

Selon Ken et Patti Curtis, les pompiers et les policiers obtiennent un meilleur soutien de la part de leurs employeurs que les autres premiers répondants.

« Lorsqu’il y a un accident, les autres services mettent leurs camions hors service et ils ont du personnel de soutien qualifié à la station pour venir en aide à leurs pairs, disent-ils. C’est ce que nous voulons voir [pour les autres services d’urgences]. »

L’Autorité de santé de la Saskatchewan dit offrir un programme de soutien gratuit à ses employés par l’entremise d'un service des ressources humaines situé à Toronto.

Un financement annuel pour un psychologue ou un travailleur social est aussi accessible aux employés admissibles au régime d’assurance-maladie en milieu de travail dans le cadre du plan 3sHealth, explique un porte-parole de l’Autorité de santé de la province.

Enfin, récemment, le service médical d’urgence de la région de Regina-Qu’Apelle a mis sur pied une équipe de soutien parmi laquelle on retrouve un psychologue.

Le service continue toutefois « d’examiner ses mesures de soutien pour déterminer ce qu’il doit faire pour les renforcer » près d’un mois après le suicide d’un de ses employés.

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