•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un programme pour contrer le sexisme dans les vestiaires sportifs

Un casque de football est accroché sur une parterre en bois devant un chandail des Wildcats.
Les joueurs des Wildcats affirment que le programme sur les violences sexuelles a transformé le langage utilisé dans leur vestiaire. Photo: Radio-Canada / Stephanie Dubois
Radio-Canada

À 22 ans, le joueur de football des Wildcats Jayden Dalke n'a jamais eu à se demander comment éviter les situations de harcèlement sexuel. Participer au programme de lutte contre le sexisme Leading change lui a montré que le quotidien des femmes est radicalement différent.

Que doivent faire les hommes pour éviter le harcèlement sexuel quotidiennement? Rien ou presque rien. [La situation est toute autre pour] les femmes. C’est choquant et décevant, affirme M. Dalke. Tout le monde veut faire partie de la solution.

Environ 80 joueurs et entraîneurs de l’équipe de football d’Edmonton ont suivi quatre ateliers sur le sexisme et la violence conjugale. Le programme Leading Change a été créé par le Conseil albertain des refuges pour femmes.

Des jeunes sont assis dans un vestiaire de football et écoutent attentivement un orateur. L'équipe de football des Wildcats a été sensibilisée aux violences envers les femmes. Photo : Radio-Canada / Stephanie Dubois

Selon la directrice générale du Conseil, Jan Reimer, l’objectif était de montrer aux jeunes que la violence envers les femmes est une pyramide. Qu’est-ce qui est à la base de la violence contre les femmes? Cela commence par des blagues douteuses, des sifflements, etc., explique Mme Reimer.

Les ateliers leur donnent aussi des outils pour intervenir dans des situations où ils sont témoins de sexisme. Pour ces jeunes, cela commence souvent dans les conversations de vestiaire.

Selon Jayden Dalke, le programme a créé « une énorme transformation ».

Dans un sondage effectué après la formation, 43 % des jeunes affirmaient avoir une bonne compréhension de la violence conjugale, alors qu’ils n’étaient que 23 % avant le début des ateliers.

L’un des instructeurs du programme, Tuval Dinner Nafshi, estime que les effets se feront sentir au-delà de l’équipe sportive. Je pense que nous avons réussi à leur faire comprendre que la violence sexuelle est l’affaire de tous et qu'ils peuvent en parler à d’autres joueurs, affirme M. Nafshi.

Le Conseil albertain des refuges pour femmes est en discussion pour apporter la formation à d’autres équipes sportives.

Alberta

Société