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Quelle place pour les femmes à l'élection québécoise?

L'Assemblée nationale du Québec, vue de l'extérieur, par une belle journée d'été.
L'Assemblée nationale du Québec Photo: Assemblée nationale du Québec / Claude Mathieu
Radio-Canada

La campagne électorale bat son plein au Québec et parmi les candidats qui bataillent pour se faire élire se trouvent des candidates. Les quatre partis politiques en lice ont fait vœu de parité, une promesse respectée, car un peu moins de la moitié des candidats sont des femmes. Analyse.

Un texte de Catherine François

Les quatre partis se sont engagés à présenter chacun au moins 50 candidates à ce scrutin. Ils ont tenu leurs engagements.

Ce sont Québec solidaire (QS) et la Coalition avenir Québec (CAQ) qui présentent le plus de femmes dans cette course électorale : avec respectivement 66 et 65 candidates sur 125 – l’Assemblée nationale du Québec compte 125 sièges.

« Lors de notre processus de sélection, notre équipe a mis les bouchées doubles afin de recruter le plus de candidatures féminines, précise Ewan Sauves, l'un des attachés de presse de la CAQ. C’est la première fois qu’un parti politique officiellement reconnu à l’Assemblée nationale parvient à représenter plus de candidates que de candidats ».

Vient ensuite le Parti libéral du Québec (PLQ) : 55 femmes parmi les troupes du premier ministre sortant, Philippe Couillard. C’est le Parti québécois (PQ) qui en présente le moins : 51.

La question maintenant est de savoir si ces candidates ont des chances de remporter l’élection dans les circonscriptions où elles se présentent. On a souvent critiqué les partis politiques pour présenter des femmes là où elles n’ont aucune chance d’être élues, ce que l’on appelle dans le jargon des candidatures « poteaux ». Cette année, les quatre partis politiques affirment que leurs candidates ont vraiment toutes leurs chances là où elles se présentent.

« Nous croyons que toutes nos candidates et tous nos candidats ont des chances de gagner de par leur profil, leurs expériences, leur connaissance du comté et leur détermination à améliorer la qualité de vie des gens qui y vivent », précise Catherine Maurice, responsable des communications de la campagne du PLQ.

Il y a une circonscription où on peut déjà affirmer qu’il y a probablement une députée, c’est celle de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, dans la région de Québec, car les quatre principaux candidats présentent une femme.

Des engagements concrets

Les quatre partis politiques promettent de présenter un gouvernement paritaire si les Québécois les choisissent le 1er octobre.

De plus, le chef de la CAQ, François Legault, s'engage à mettre en place un principe de parité pour la présidence de l’Assemblée nationale du Québec. Ce parti veut également revoir le système d’allocations familiales, en offrant un programme plus généreux que celui qui est appliqué actuellement : « Avec cet engagement, les familles du Québec ayant deux enfants ou plus recevront une allocation supplémentaire », affirme l’attaché de presse Ewan Sauves, qui ajoute : « La CAQ s’est aussi engagée à déposer une première politique nationale sur les proches aidants. Nombreuses sont les femmes qui ont à jouer ce rôle ».

Du côté du PQ, les troupes de Jean-François Lisée veulent mettre en place un congé maternité et paternité pour les députés. Et plusieurs des mesures promises par la formation souverainiste auraient un impact concret sur le quotidien des femmes. « Nous proposons plus de temps pour les familles : des lunchs santé à prix modiques dans les écoles, des effets scolaires gratuits, des mesures pour encourager le télétravail, l’accélération de la création de places dans les services de garde et des tarifs abordables, 8,05 $ par jour pour le premier enfant, 4 $ pour le second et gratuit pour les autres », prend soin de préciser le service des communications du PQ.

Chez QS, le féminisme et la parité sont des valeurs fondatrices du parti. Manon Massé, la porte-parole avec Gabriel Nadeau-Dubois, était d’ailleurs la seule femme à participer au débat des chefs du 13 septembre. Le parti s’engage, s’il est élu, à présenter un projet de loi pour que le Conseil des ministres soit paritaire. QS propose aussi plusieurs mesures qui pourraient aider les femmes dans leur vie de tous les jours, comme la gratuité scolaire de la maternelle au doctorat et le renforcement de la loi sur l’équité salariale pour étendre son application à tous les milieux de travail. Québec solidaire compte également bonifier l’aide financière pour les personnes qui s’occupent à temps plein d’un proche malade ou en perte d’autonomie.

Le PLQ, de son côté, n'a pas précisé quelles mesures précises étaient proposées dans son programme pour améliorer le quotidien des Québécoises.

En 2014, un peu moins du tiers des élus étaient des femmes. Cette année, il y a donc place à l’amélioration. Et il faudra voir également au lendemain du 1er octobre si le parti élu par les Québécois remplira ses promesses de gouvernement paritaire et de nominations de femmes à des ministères importants.

Politique