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Profilage racial : un sondage sur la police d’Halifax

L'écusson des policiers d'Halifax, sur la manche d'un policier.
Insigne de la Police régionale d'Halifax. Photo: Radio-Canada / CBC/Robert Short
Radio-Canada

À Halifax, le public est invité à s'exprimer sur les contrôles effectués par les agents du service policier de la municipalité régionale.

Un contrôle de routine consiste à aborder un citoyen sur la rue ou dans un véhicule et à le questionner.

Il y a près de deux ans, les policiers ont essuyé plusieurs critiques après qu'il fut révélé qu'ils contrôlaient de façon disproportionnée les citoyens issus des minorités visibles.

Le public sondé sur sa perception de la police

Un sondage a été mis en ligne (Nouvelle fenêtre) le 6 septembre dernier sur le site Internet de la Commission des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse.

Le sujet des contrôles de routine y est prépondérant et les questions à ce sujet, exhaustives.

On y demande d’évaluer le niveau de confiance envers la police et de décrire des exemples d’expériences positives ou négatives avec le service policier d’Halifax.

Les citoyens sont invités à y répondre jusqu’au début décembre.

En janvier 2017, une enquête de CBC en Nouvelle-Écosse avait révélé qu'à Halifax, une personne noire sur trois avait été contrôlée par la police dans les 11 dernières années.

En comparaison, c'est un peu moins d'une personne blanche sur dix qui avait fait l'objet d'un contrôle de routine par la police d'Halifax sur la même période.

En réponse au reportage de CBC, un criminologue, Scot Wortley, a été embauché par la Commission des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse pour enquêter sur ces pratiques.

L'enseigne du quartier général du service policier d’Halifax au 1975, rue Gottingen.Le quartier général du service policier d’Halifax. Photo : Radio-Canada / CBC/Robert Short

Dans son examen des politiques du service policier, Scot Wortley a rencontré des représentants de 11 communautés différentes pour recueillir leurs avis sur la question.

Des résultats préliminaires des travaux de M. Wortley sont attendus en novembre, et un rapport final au début janvier.

Les opposants aux contrôles policiers de routine affirment qu'il s'agit d'une pratique qui cible de façon disproportionnée les personnes selon leur groupe ethnique ou la couleur de leur peau. Ils remettent en question son efficacité pour contrer la criminalité.

Le service policier d’Halifax a refusé de mettre fin à ce genre de contrôle. Il souhaite attendre les conclusions de l’enquête.

Le chef de la police d’Halifax, Jean-Michel Blais, maintient que ces contrôles contribuent à garder la communauté en sécurité.

Avec les informations de CBC

Nouvelle-Écosse

Justice