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Jasper Boychuk espère faire passer Gatineau du rouge au vert

Le candidat du Parti vert du Québec, Jasper Boychuk, à l'extérieur, devant des plantes.

Jasper Boychuk est le candidat du Parti vert du Québec aux élections provinciales québécoises du 1er octobre 2018 dans la circonscription de Gatineau.

Photo : Gracieuseté de Jasper Boychuk

Radio-Canada

Jasper Boychuk ne se fait pas d'illusions. Le candidat du Parti vert du Québec dans la circonscription de Gatineau sait que ses chances d'être élu sont faibles, voire inexistantes. Il tient toutefois à ce que ses idées fassent du chemin au point d'être éventuellement réalisées, si ce n'est que par d'autres formations politiques.

Un texte de Dereck Doherty

Père de deux jeunes enfants et ingénieur civil à la Société des ponts fédéraux, M. Boychuk a travaillé sur des projets d’infrastructure totalisant 5 milliards de dollars au long de sa carrière. Il continue d’ailleurs de travailler à temps plein pendant la présente campagne.

Son équipe de campagne, c’est sa famille, dit-il, ajoutant qu’il fait campagne avec un budget de 200$.

Vous avez des choix, et vous avez la responsabilité de vous informer sur les programmes de tous les partis politiques et d’en parler avec vos amis, vos familles. Le jour de l’élection, votez pour la personne qui a les meilleures idées, meilleures valeurs et qui reflète ce que vous voulez pour la province, pour vous et pour vos enfants, affirme le candidat.

Un parti « écosocialiste »

Pour M. Boychuk comme pour son chef, Alex Tyrrell, le Parti vert du Québec est un parti écosocialiste, proche de Québec solidaire et du Nouveau Parti démocratique sur les enjeux sociaux. Les militants du parti sont très préoccupés par les dépenses sociales, dit-il.

En bref, le parti souhaite augmenter la taxe sur le carbone ainsi que la taxe sur l'essence en plus de rendre le transport collectif gratuit pour tous.

Le candidat souhaite aussi élaborer un plan à long terme pour créer une autoroute cyclable et en faire une attraction touristique, mais aussi permettre aux citoyens de se déplacer efficacement à vélo.

Les verts veulent en outre créer un réseau de pistes cyclables sécuritaires, avec des plans de transport collectif. Il y a tellement d’avantages au cyclisme. Ça enlève des voitures sur les routes et ça améliore la santé de la population. Cela fait économiser de l’argent à tout le monde parce qu’il y a moins de pression sur le système de santé, explique pour sa part Alex Tyrrell. Oui, c’est pour l’environnement, mais c’est aussi une politique de santé publique.

Par ailleurs, il est important de mettre l’accent sur le transport collectif afin que les cyclistes puissent s’en prévaloir pendant les périodes de l'année où les pistes cyclables sont impratiquables, soutient Alex Tyrrell.

Si les gens vont faire un virage pour le transport en commun, il faut que ce soit plus efficace, plus rapide, plus confortable et plus abordable, indique le chef des verts Alex Tyrrell, qui prône la gratuité du transport collectif.

Pour le Parti vert du Québec, l'amélioration des soins de santé passe par un réinvestissement dans les services.

Il y a aussi toute la situation à l’Hôpital de Hull, qui fait face à des problèmes au niveau du bloc opératoire qui n’est pas suffisamment équipé pour répondre aux besoins de la population, a soutenu le chef Tyrrell.

Pour pallier à ce problème, Alex Tyrrell et Jasper Boychuk promettent de mettre fin aux mesures d’austérité néolibérales imposées par le gouvernement Couillard.

L'Outaouais délaissée par les libéraux

Jasper Boychuk ne peut pas voter pour le Parti libéral du Québec (PLQ) qui a négligé et tenu pour acquise la région de l’Outaouais. Il ne voit pas au sein de cette formation politique de plan concret pour rétablir la région après cette prétendue négligence.

Dans Gatineau, les députés libéraux se succèdent d’élection en élection depuis 1962.

Je vois beaucoup d’enjeux dans notre région, en santé, en éducation, le transport en commun et l’infrastructure, fait valoir le candidat. Je suis tanné des piètres conditions de nos hôpitaux, du manque d’opportunités pour notre population et je ne peux plus voter pour eux.

Par ailleurs, le séparatisme a défini la politique dans cette province depuis si longtemps que l’Outaouais était une sorte de No Man’s Land laissée pour compte par les autorités provinciales, affirme le candidat.

Autre injustice, selon M. Boychuk : l’Outaouais forme 4,7 % de la population du Québec mais va recevoir seulement 2,5 % de l’investissement de 91 milliards de dollars prévu au Programme québécois des infrastructures.

Déçu des autres formations politiques, il a trouvé le parti qui était le plus proche de ses valeurs et qui avait selon lui les meilleures solutions pour les enjeux dans la région, le Parti vert du Québec. Je suis un homme pratique et pragmatique. Je ne suis pas très radical, a expliqué Jasper Boychuk.

Pour lui, l’amélioration de l’autoroute 50 n’est pas une priorité absolue. La plupart des gens d’ici qui se déplacent à Ottawa, ça ne change rien à notre qualité de vie, selon le candidat Boychuk.

L'élection générale québécoise se tiendra le 1er octobre.

Notre dossier sur les élections provinciales 2018 au Québec

Ottawa-Gatineau

Politique provinciale